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Surviving the October 7 Attack in Israel
Mi chiamo Mathilde, sono francese, non sono israeliana, non sono
ebrea e vivo in Israele. E il sette ottobre ero in
un piccolo moshav chiamato Sdé Nitzan, vicino a Gaza.
Quel giorno sono stata molto fortunata.
Hamas si è fermato a circa quattro cento metri da dove eravamo.
Quindi, la mattina del sette ottobre, mi sono svegliata verso le
sei
e trenta circa, per dei lanci di missili
seguiti da due esplosioni. Ed eravamo in una casa dove, in realtà,
non avevamo
un bunker, né un rifugio, né protezione.
Quindi ci siamo messi nel, nel corridoio,
dove c'erano meno
finestre. E abbiamo, abbiamo visto fuori del fumo
che si alzava e
sentivamo degli spari che si avvicinavano.
Quindi, abbiamo cominciato un po' a capire
la portata della situazione.
Abbiamo visto anche le prime immagini con i paracadute che arrivavano a Nova.
Soprattutto quanto fosse tutto intorno a noi.
Hamas si è fermato a circa quattro cento metri da dove eravamo.
E quindi, di per sé, è un miracolo.
Erano vicinissimi, ma siccome prendevano la strada e
non hanno
pensato a, beh, semplicemente camminare, noi siamo stati risparmiati.
Cosa che invece non è successa ai, ai villaggi circostanti.
Ma ho parlato con mio padre e gli ho detto: Papà, se, se mi
prendono, non contare su di me per tornare viva
perché non voglio essere
ostaggio o, o stuprata. E mio padre ha detto: Capisco.
Metti asciugamani bagnati sotto le porte perché cercheranno di...
stanarci. Abbiamo preso dei coltelli da cucina.
Più nell'ottica di, beh, poterci difendere.
Impari davvero a, a sopravvivere grazie a tutto ciò che senti
intorno a
te. A ogni minimo rumore, ti dici: È la fine.
Quando loro ci bombardavano, esplodeva proprio sopra di noi.
Quindi tremava tutto. E abbiamo sentito arrivare degli elicotteri.
Quindi, avevamo un elicottero che girava
regolarmente e ha anche iniziato
a sparare. Verso le cinque, le sei del mattino,
poi è arrivato l'esercito
ed è stato un momento davvero intenso. Erano solo, solo donne.
E poi, abbiamo dovuto aspettare tutta la domenica
per essere evacuate.
E c'erano ancora esplosioni, spari, scoppiava
dappertutto. Ed è da quel momento che noi
siamo arrivate su una strada
normale, dove abbiamo visto tutta quella gente che ha semplicemente
lasciato il proprio
lavoro, la famiglia, i figli, tutto questo proprio per andare
a difendersi da quell'attacco e, davvero, le emozioni si sono calmate.
In realtà, siamo scoppiate entrambe in lacrime.
Siamo tornate a casa e la mia ragazza ha preso la sua uniforme ed è
partita subito come riservista. Suo padre è partito come riservista,
le sue sorelle sono
partite come riserviste, tutti gli amici sono partiti come riservisti.
E noi siamo rimaste, beh, quelli che sono stranieri,
che non sono nell'esercito, siamo
rimasti a mandare avanti il Paese, in realtà.
Tutti, tutti i tuoi amici sono al fronte.
Non c'è nessuno che conosco che non abbia perso almeno una persona.
Il sette ottobre, quella sera, ho ricevuto un messaggio da un amico di
da tempo dicendomi: «Spero che loro, cioè, che ti
uccidano e quello che state facendo è un genocidio».
E questo era la sera del sette ottobre.
E ricordo che la solidarietà mondiale è durata forse uno o due giorni
prima che, beh, il discorso cambiasse.
Ho perso quasi tutti i miei amici all'estero perché
vivi in
Israele o perché pensi che Israele abbia il diritto di esistere.
E quello è stato un, un secondo lutto, in realtà, arrivato dopo, che è stato
molto più a lungo termine e duraturo.
E poi c'è, beh, gestire tutto ciò che è super sensibile al
rumore,
avere flashback così frequenti e continuare a essere
bombardati per, per mesi e mesi e mesi
dopo e nessuno ne
parlava di cosa. E tre anni dopo, il mio amore per Israele è rimasto immutato.
Sono anche riuscito a ritrovare la speranza che
la pace, un giorno,
possa arrivare per tutti.
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Original transcript (French)
Je m'appelle Mathilde, je suis française, je suis pas israélienne, je suis pas juive et j'habite en Israël. Et le sept octobre, j'étais dans un petit moshav qui s'appelle Sdé Nitzan, qui est à côté de Gaza. J'ai eu beaucoup de chance ce jour-là. Le Hamas s'est arrêté à à peu près quatre cent mètres de là où on était.
Du coup, le matin du sept octobre, je me suis fait réveiller aux alentours de six h trente euh, et quelques par des lanceurs de missiles suivis par deux explosions. Et on était dans une maison où, en fait, on n'avait pas
de bunker, pas d'abri, pas de protection. Et du coup, on s'est mis dans le, dans le corridor, là où il y avait le moins de fenêtres. Et on a, on a vu dehors qu'il y avait de la fumée qui montait et on
entendait des coups de feu qui se rapprochaient. Donc, on a commencé un peu à comprendre l'ampleur de la situation. On a vu les premières images aussi avec les parachutes qui arrivaient à Nova. Surtout à quel point c'était tout autour de nous.
Le Hamas s'est arrêté à à peu près quatre cent mètres de là où on était. Et du coup, c'est en soi un miracle. Ils étaient hyper proches, mais vu qu'ils empruntaient la route et qu'ils n'ont pas pensé à, ben, juste marcher, nous, on a été épargnés.
Et ce qui n'a pas été le cas du coup des, des villages autour. Mais j'ai eu une conversation avec mon père en disant : Papa, si, s'ils me prennent, compte pas sur moi pour revenir en vie parce que j'ai pas envie d'être otage ou, ou violée. Et mon père a dit : Je comprends.
Mets des serviettes mouillées sous les portes parce qu'ils vont essayer de vous enfumer. On a pris des couteaux de cuisine. Plus dans l'optique de, ben, pouvoir se défendre. T'apprends vraiment à, à survivre grâce à tout ce que t'entends autour de
toi. Le moindre bruit, tu te dis : C'est la fin. Quand eux, ils nous bombardaient, ça explosait juste au-dessus de nous. Donc, il y a tout qui tremblait. Et on a entendu des hélicoptères arriver. Donc, on avait un hélicoptère qui tournait régulièrement et qui a commencé aussi
à tirer. Aux alentours de cinq, six heures du matin, on a eu du coup l'armée qui est arrivée et c'était un moment hyper fort. C'était que des, que des femmes. Et après, on a dû attendre toute la journée dimanche pour être évacuées.
Et il y avait encore, ben, des explosions, des tirs, ça, ça pétait de partout. Et c'est à partir de ce moment-là où on est arrivées sur une route normale, où on a vu tout ce monde qui a juste quitté son
travail, sa famille, ses gosses, tout ça pour justement aller défendre de cette attaque et que vraiment, les émotions sont descendues. En fait, on a tous les deux fondu en larmes. On est rentrées à la maison et ma copine a pris son uniforme et elle est partie en réserve directement. Son père est parti en réserve,
ses sœurs sont parties en réserve, tous les amis sont partis en réserve. Et nous, on est restées, ben, ceux qui sont étrangers, qui sont pas à l'armée, on est restés pour faire tourner le pays, en fait.
Tous, tous tes copains sont au front. Il y a personne que je connais qui a pas perdu au moins une personne. Le sept octobre même, le soir, j'ai reçu un message d'un ami de longue date à moi en disant : J'espère qu'ils vont, 'fin, qu'ils vont te tuer et ce que vous faites, c'est un génocide.
Et ça, c'était le sept octobre au soir. Et je me rappelle, la solidarité mondiale, elle a duré peut-être un jour ou deux avant que, ben, le discours change. Tous mes potes à l'étranger, j'ai perdu presque tous mes potes parce que tu vis en
Israël ou parce que tu penses qu'Israël a le droit d'exister. Et ça, c'était un, un second deuil, en fait, qui a été fait après, qui était beaucoup plus dans le long terme et dans la durée. Et il y a, ben, gérer tout ce qui est super sensible au bruit,
d'avoir des flashbacks aussi réguliers et de continuer à se faire bombarder pendant, pendant des mois et des mois et des mois après et personne n'en parlait quoi. Et trois ans après, j'ai un amour pour, pour Israël qui est inchangé. J'ai aussi réussi à ravoir de l'espoir que
la paix, un jour, puisse, puisse arriver pour tous.