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On voit que les Américains tentent de sortir de ce conflit
parce que ça ne s'est pas passé exactement comme prévu.
Et on va revenir sur la genèse, le moment où Donald Trump décide d'y aller.
Parce qu'on n'en sait plus sur la façon dont tout ça s'est décidé.
C'est un article du New York Times qui le raconte en détail
avec une réunion clé où se trouvent Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
On a l'impression d'y être, n'est-ce pas ?
Valentin Demey, vous avez donc montré.
Oui, Julien, 10 pages, énormément de détails,
beaucoup de citations d'officiels américains
qui commentent les heures décisives avant le début de la guerre.
L'article nous apprend que l'opération Epic Fury
est poussée par Benjamin Netanyahou le 11 février dernier
en plein cœur de la Situation Room.
Le Premier ministre israélien assure devant Donald Trump
que l'Iran est prêt pour un changement de régime.
Il présente une opération en quatre temps.
D'abord, il faut tuer le guide suprême.
Il faut ensuite affaiblir l'Iran militairement,
puis miser sur un soulèvement populaire
et enfin instaurer un changement de régime avec un leader laïc.
Donald Trump commande.
It sounds good, ça me semble bien en français après cette réunion.
Les renseignements américains analysent l'opération.
Le directeur de la CIA John Ratcliffe livre ses conclusions.
Certains points de l'opération sont, je cite,
« farfelus », selon ses services,
notamment le soulèvement populaire et le changement de régime.
Marco Rubio, le secrétaire d'État américain
nommé par Donald Trump, enchaîne.
En d'autres termes, c'est des conneries.
Même le vice-président des États-Unis,
J.D. Vance, exprime son scepticisme.
Donald Trump se tourne alors vers le général Dan Cain.
Selon lui, les Israéliens survendent.
Il assure, je cite, que leurs plans ne sont pas toujours bien élaborés.
Ils savent qu'ils ont besoin de nous et c'est pour cela qu'ils insistent autant.
Donald Trump semble pourtant décider à se lancer dans cette guerre.
Il répond, c'est leur problème.
Échange à peine croyable.
Valentin, les proches du président expliquent qu'une opération militaire,
on le voit bien, n'est pas une bonne idée.
Oui, ils évoquent notamment la sécurisation du détroit d'Hormuz,
l'affaiblissement du stock d'armes des États-Unis,
si l'on se lance dans une telle guerre.
Mais Donald Trump pense que la guerre serait très rapide
et que le régime iranien chutera vite.
Marco Ruvio développe.
Si notre objectif est un changement de régime ou un soulèvement,
alors nous ne devrions pas le faire.
Mais si l'objectif est de détruire le programme de missiles de l'Iran,
c'est un objectif que nous pouvons atteindre.
Les conseillers s'en remettent alors à de l'instinct, Donald Trump.
Il répond, je pense que nous devons le faire.
Le général Cain donne une échéance au président des États-Unis
avant de lancer l'opération.
22 minutes avant ce terme, à bord d'Air Force One,
nous apprend le New York Times.
Donald Trump envoie un message au général Dan Cain.
L'opération Epic Fury est approuvée.
Aucun abandon. Bonne chance.
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