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J'invite tous les jeunes, les athlètes, artistes, étudiants,
professeurs à se réunir demain à 14h à proximité
des centrales électriques.
Ce sont nos investissements.
Elles nous appartiennent.
Elles font notre richesse.
Je vous lis ce que dit le président iranien.
Plus de 14 millions d'Iraniens fiers ont jusqu'à ce moment dit
qu'ils étaient prêts à sacrifier leur vie pour la défense de l'Iran.
Je suis également un dévoué à l'Iran.
J'en suis un et je le serai toujours.
Vous voyez ces chaînes humaines qui se sont formées
autour des centrales.
On a pu voir tout à l'heure ce joueur de guitare
qui résiste, qui pourtant n'est pas un pro-régime,
ce que vous expliquiez, mais qui résiste à sa manière
puisque là, c'est s'attaquer directement à la population.
Mais il y a cette dimension sacrificielle en Iran aussi.
Bien sûr, ça, c'est...
Vous savez que la fête de l'Aïd chez les chiites,
c'est ces fêtes très spectaculaires...
Où on se lacère avec des fouets,
lesquels peuvent être cloutés pour être sûrs que le sang coule.
Nous ne nous manquons pas beaucoup d'eux, n'est-ce pas ?
La semaine sainte à Séville...
Où on vit les flagellants.
C'est aussi, je dirais, une mise en scène.
Pour tous les pays aussi.
C'est pour ça que les chiites sont très proches du christianisme
parce qu'il y a une valeur rédemptrice de la souffrance.
Vous gagnez votre paradis,
vous gagnez votre honneur à travers la souffrance.
Ça, je crois que c'est important.
Mais par-delà ce caractère iranien tout simple,
il y a aussi le fait que lorsque je vous réduis à n'être
que finalement un survivant,
vous pouvez aussi préférer mourir tout simplement
parce que tout ce que je vous laisse, c'est ce choix-là.
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