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Le besoin de droit ne disparaît pas avec le retour de la force, au contraire, il s'approfondit.
La trêve conclue le 7 avril entre les Etats-Unis et l'Iran l'a montré avec une clarté cruelle.
Un cessez-le-feu
n'est pas seulement un arrêt des frappes, il n'existe juridiquement et politiquement
que s'il repose sur une interprétation commune des mécanismes de vérification
et un accord minimal sur son périmètre.
Or, les Etats-Unis,
l'Iran, Israël, le Pakistan, n'en donnent pas la même lecture
sur le programme nucléaire, sur le statut d'hormuse, sur l'inclusion ou non du Liban, 300 morts dans les derniers jours.
Une paix donc qui varie selon les théâtres et selon les belligérants n'est pas encore la paix.
C'est une suspension précaire livrée aux malentendus,
aux arrière-pensées, à la tentation permanente de la reprise des combats.
Ce besoin
existe même au cœur des puissances les plus rétives du droit international.
Il serait absurde de réduire les Etats-Unis à l'administration de Donald Trump.
Entreprises, universités,
Etats fédérés, investisseurs ont besoin de règles stables,
d'arbitrage fiable, de chaînes logistiques sécurisées.
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