Transcript · French
French transcript
Une trentaine de patients sur des brancards, le long des couloirs.
Certains auraient attendu plus de 48 heures.
C'est dans ces conditions, aux urgences du CHU de Rennes, que deux personnes sont décédées dimanche soir.
Cet après-midi, les soignants ont manifesté quelques minutes devant le service.
Cet infirmier a reçu l'une des personnes décédées et juge les conditions de sa mort déplorables.
Il n'y avait pas de lit d'hospitalisation, il n'y avait pas de lit palliatif disponible sur le moment.
Donc effectivement, il est décédé au sein des urgences, malheureusement.
Pas dans des bonnes conditions, puisqu'il y avait 30 patients, c'est dans un box, c'est sur un brancard.
La direction de l'hôpital a enquêté sur ces décès.
Selon elle, les premières investigations permettent d'indiquer qu'ils n'ont aucun lien avec la situation de tension.
En effet, les soignants tiennent à écarter toute faute lors de la prise en charge.
L'un des patients, au moins, a été reçu en priorité sans avoir à patienter.
Les gens sont arrivés dans des états, des pas de forte dégradation.
Et on savait très bien, on se doutait qu'on n'aurait pas pu quelque part les sauver.
Mais il ne manquait pas de surveillance, absolument pas.
Le service est fait pour recevoir 150 patients.
Il en a accueilli 250 par jour, en moyenne, cette semaine.
280 pour la seule journée de lundi.
Un aide-soignant pour 30 patients.
Le personnel dénonce des fermetures de lits,
que ne parvient pas à combler le plan d'urgence face à l'épidémie de grippe.
Certains soignants sont épuisés,
certains viennent avec la boule au ventre au boulot,
parce qu'il y a aussi la peur de l'erreur.
Plus il y a de monde à prendre en charge, plus le risque est exponentiel.
La surcharge des urgences s'explique aussi par la grève des médecins libéraux.
Faute de soignants, et ce, malgré des réquisitions ordonnées par le préfet,
les hôpitaux privés de Rennes ont réduit leur capacité d'accueil, ce week-end.
End of transcript · 327 words · machine translated