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C'est pas ce que j'ai dit, mais je suis vigilant pour l'avenir.

Pour insinuer des menaces de mort, je ne suis pas sûr que ce soit parfaitement fidèle à ce qu'on attend de cette audition.

En tout cas, M. Naguifame, je vous remercie de venir répondre à l'ensemble de nos questions.

Je pense que c'est là le plus important.

En fait, je trouve que votre propos liminaire est assez fort pour faire preuve de pudeur,

qu'il semble être une notion qui vous semble vous échapper.

Je trouve ça assez fort, d'ailleurs, de m'accuser de cyberharcèlement.

Pourquoi ? Parce que vous m'avez jeté en pâture, sur un poste aussi mensonger qu'indigne,

devant un demi-million de vos abonnés,

expliquant que vous étiez convoqué dans cette commission d'enquête parce que vous seriez végane et d'origine égyptienne,

m'accusant ouvertement de racisme.

Vous l'avez fait, alors que vous vous êtes suivi par une telle communauté

qui n'a pas tardé à m'envoyer des milliers de messages,

dont certaines menaces de mort,

que vous avez proprement orchestrées par ces accusations mensongères.

Je trouve ça fort de parler de fausses informations, de fake news,

quand dans mon rôle de rapporteur, et c'est une commission d'enquête,

notre rôle, c'est d'enquêter.

Je n'ai fait que relayer une enquête de Mediapart.

Que vous n'avez pas contesté, que vous n'avez pas accusé Mediapart d'être raciste ou anti-végane,

ils l'ont sorti en 2020, sur le contrat que vous aviez passé avec France Invisible entre 2017 et 2020.

Et ils révélaient que vous aviez passé un contrat de 100 millions d'euros

avec France Télévisions pour seulement 3 ans.

Je ne crois pas avoir diffusé fausses informations

quand j'ai relayé la demande d'une députée macroniste.

Vous voyez, elle n'est pas de mon camp, elle n'est pas raciste,

elle n'est pas anti-végane, et pourtant, à la suite de la publication de l'enquête de Mediapart,

elle avait réclamé une commission d'enquête sur votre enrichissement personnel sur le service public.

Commission d'enquête qui n'a jamais vu le jour.

Je trouve ça fort d'attaquer cette commission d'enquête

dans une posture totalement victimaire que les Français ne supportent plus.

Je pense... Non, non, mais honnêtement,

et laissez-moi aller au bout de mon propos, Monsieur le Président,

il y a eu des accusations notamment de menaces de mort qui sont très fortes,

permettez-moi d'y répondre.

Et je le fais sereinement, je le fais de façon justifiée et objective,

parce que je trouve que là, on dépasse certaines limites,

notamment des travaux de cette commission d'enquête.

Donc, je trouve ça fort de présenter cette posture victimaire

à l'heure où on ne laisse plus rien passer aux Français,

à l'heure où ils doivent payer toujours plus pour nos services publics,

pour vos salaires, à l'heure où la moindre amende ne leur est pas pardonnée,

pour eux, ils n'ont pas la moindre excuse qu'ils peuvent donner.

Et le dernier point que je voudrais indiquer, c'est que,

vous voyez, depuis le début de cette commission d'enquête,

on a entendu beaucoup de vos collègues.

Ils sont tous venus.

Je voudrais citer Léa Salamé, Laurent Delahousse, Hugo Clément,

Arlette Chabot, Samuel Etienne, David Pujadas,

Élysius et Tristan Walex, Michel Drucker, Patrick Sebes,

un Vanessa-Burgraff, Jacques Cardos et bien d'autres.

Ils ont répondu.

Ils se sont simplement pliés à cet exercice de transparence démocratique.

Et c'est simplement ce qu'on vous demande de faire cet après-midi,

de ne pas porter d'accusations mensongères,

mais simplement nous répondre.

Parce que, simplement, je crois que le but d'une commission d'enquête,

ce n'est pas de faire plaisir aux gens à qui on tend un micro,

mais c'est de se renseigner sur d'éventuelles dérives et dysfonctionnements

pour mieux les résoudre et pour mieux, à la fin,

sauver ce service public de l'audiovisuel auquel on tient.

Donc, ma toute première question, pardonnez en tout cas la longueur

de ce propos liminaire de ma part, mais c'était aussi pour répondre,

je trouve, à la force de vos accusations en propos introductifs.

Pourquoi une telle véhémence ?

Pourquoi d'ailleurs de telles menaces, notamment de porter plainte ?

Vous m'avez menacé sur les réseaux sociaux de porter plainte

directement contre moi dans mon rôle de rapporteur.

Quelles sont les choses que vous auriez finalement à cacher

pour envisager une plainte et des poursuites en justice ?

End of transcript · 711 words

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