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l'Algérie, après le Cameroun, l'Angola. Le pape Léon XIV est
arrivé ce samedi après-midi à Luanda, où il a été accueilli
par le président angolais Joao Lorenz en personne avant
de traverser les rues de la capitale en papamobile.
Le tout dans une ferveur palpable dans ce pays lusophone
où près de la moitié de la population, soit 15 millions
de personnes, s'identifient comme catholiques.
Pour nous, c'est vraiment une joie. Nous savons que
l'Afrique est le berceau de l'humanité. L'Afrique est
l'espérance de l'Eglise, c'est aussi le berceau
des vocations.
Après Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape Léon XIV est
le troisième souverain pontife à visiter l'Angola.
Samedi, au terme de sa rencontre avec le chef de l'État,
il s'est exprimé devant les autorités en portugais,
la langue nationale du pays.
Un discours aux accents forts, à l'instar de ses propos
tenus au Cameroun.
JEAN-PAUL II, chef de l'État, Angola
Mes très chers amis, je faisais référence aux richesses
matérielles qui sont accaparées par de puissants intérêts,
y compris dans votre pays.
Combien de souffrances, combien de morts, combien de
catastrophes sociales et environnementales cette logique
d'exploitation engendre?
Partout dans le monde, nous constatons comment elle
alimente au fond un modèle de développement qui discrimine
et exclue, mais qui prétend encore s'imposer
comme le seul possible.
Élu en mai 2025, le chef de l'Église catholique,
réputé discret, est sorti de sa réserve habituelle
ces derniers jours pour dénoncer la tyrannie, la corruption
et les injustices sociales.
Son discours résonnera sans aucun doute en Angola,
pays marqué par de grandes disparités sociales,
après des années de mainmise de l'ex-président José Eduardo
Santos et de ses proches sur le pays. Un tiers de la population
vit sous le seuil de pauvreté, malgré l'exploitation
d'immenses réserves de pétrole.
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