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Ce dont je vais vous parler aujourd’hui nécessite un stylo et du papier, parce que nous allons parler
des politiques de MeRA, qui permettent la monétisation de contenus faisant l’éloge de la violence des colons israéliens
et du génocide, tout en supprimant les comptes et les pages de journalistes palestiniens sur l’ensemble de ses
plateformes de réseaux sociaux.
Une nouvelle enquête de Hamleh, le Centre arabe pour l’avancement des médias sociaux, révèle
que MeRA continue de monétiser un vaste écosystème de pages de contenus liées aux colons israéliens, des pages
affiliées au monde politique et aux médias, malgré des contenus documentés liés à l’expansion des colonies,
aux agressions militaires et à l’incitation contre les Palestiniens.
Pour la personne moyenne qui connaît maintenant le programme de monétisation des contenus de MeRA,
il interdit strictement aux pages qui incitent prétendument à la violence de générer des profits grâce
à ses plateformes.
Alors pourquoi permet-il aux pages que je vais mentionner maintenant de se monétiser ?
Le rapport identifie des pages liées au mouvement de colonies Hilltop Youth, un groupe sioniste
impliqué dans l’annexion et l’occupation de territoires palestiniens en Cisjordanie pour
y établir des colonies israéliennes.
Pour atteindre leurs objectifs, ils propagent la violence afin de déplacer de force les Palestiniens et de nettoyer ethniquement
ceux qui refusent d’être déplacés, en espérant que la violence terrorisera les autres.
Des comptes individuels profitent aussi du système de monétisation.
Tom Nissani, responsable de l’organisation Beyadino opérant à Al-Quds, qui diffuse la propagande
un récit du retour au mont du Temple, ce qui revient simplement à appeler à la destruction
de la mosquée Al-Aqsa, peut, selon le rapport de Hamleh, monétiser son contenu.
De même, un colon israélien qui se fait passer pour un influenceur, Yisharon Bartov, tient une page
de tourisme monétisée qui promeut des excursions en Cisjordanie tout en servant simultanément
dans l’IOF et en publiant depuis des sites de l’IOF.
Il y en a aussi beaucoup d’autres.
Au-delà des individus, le rapport documente la monétisation de contenus pour des réseaux d’influence
et des médias, y compris, sans s’y limiter, Channel 14 et Channel 7, ainsi que des personnalités publiques
comme V. Yeheskely, qui appellent régulièrement à la violence, à des punitions collectives et
à une agression militaire extrême contre les Palestiniens.
Le rapport a en outre souligné que des pages comme Viva Israel et Push News, qui amplifient
des récits déshumanisants présentant les Palestiniens collectivement comme des cibles, restent
toutes monétisées.
C’est un système financier qui favorise la propagation de récits pro-occupation, normalisant
le génocide et le nettoyage ethnique des Palestiniens.
L’engagement génère des revenus.
Meta redistribue des milliards grâce à son économie des créateurs, dont environ 2 milliards de dollars
versés aux créateurs Facebook pour la seule année 2024, et des paiements plus larges sur plusieurs plateformes, atteignant des dizaines
de milliards à l’échelle mondiale, selon Meta.
Les plateformes monétisent le contenu de ceux qui commettent des atrocités contre les Palestiniens, tout en excluant
systématiquement les journalistes, médias et créateurs palestiniens.
Beaucoup ne sont même pas éligibles, non pas parce qu’ils appellent au nettoyage ethnique, mais parce qu’ils
ne font que l’exposer.
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Original transcript (English)
What I'm going to tell you about today needs a pen and paper, because we're talking about MeRA's policies, which allow monetization for content praising Israeli settler violence and genocide, while deleting accounts and pages of Palestinian journalists across its social media platforms. A new investigation by Hamleh, the Arab Center for the Advancement of Social Media, reveals
that MeRA continues to monetize a wide ecosystem of Israeli settler-linked content pages, pages affiliated with politics and media outlets, despite documented content tied to settlement expansion, military aggressions, and incitement against Palestinians. For the average person who is now familiar with MeRA's content monetization program, it strictly prohibits pages that allegedly incite violence from generating profit through
its platforms. So, why is it allowing pages that I'll mention now to monetize? The report identifies pages linked to the Hilltop Youth Settlement Movement, a Zionist group involved in annexing and occupying Palestinian territories in the West Bank to establish Israeli settlements.
To achieve their aims, they propagate violence to forcibly displace Palestinians and ethnically cleanse those who refuse to be displaced, hoping the violence would terrorize the rest. Individual accounts also profit from the monetization system. Tom Nissani, head of the Beyadino organization operating in Al-Quds, which pushes the propaganda narrative of returning to the Temple Mount, which simply means calling for the destruction
of Al-Aqsa Mosque, can reportedly monetize his content, according to Hamleh's report. Similarly, Israeli settler pretending to be an influencer, Yisharon Bartov, runs a monetized tourism page promoting excursions inside the West Bank while simultaneously serving in the IOF and posting from IOF sites. There are also many others.
Beyond individuals, the report documents the monetization of content for influence networks and media outlets, including but not limited to Channel 14 and Channel 7, alongside public figures such as V. Yeheskely, who regularly call for violence, collective punishment and extreme military aggression against Palestinians. The report further underscored that pages like Viva Israel and Push News, which amplify
dehumanizing narratives that frame Palestinians collectively as targets, all while remaining monetized. This is a financial system boosting the propagation of pro-occupation narratives, normalizing the genocide and ethnic cleansing of Palestinians. Engagement produces revenue.
Meta redistributes billions through its creator economy, including approximately $2 billion paid to Facebook creators in 2024 alone, and wider multi-platform payouts, reaching tons of billions globally, according to Meta. Platforms monetize content from those committing atrocities against Palestinians, while systematically excluding Palestinian journalists, outlets and creators.
Many are not even eligible, not because they call for ethnic cleansing, but because they simply expose it.