Military Challenges and Negotiations in 2020
Je pense qu'en deux mille vingt, il y a eu des négociations pour tenir les
élections.
Alors, vous, les journalistes, je suppose que vous avez suivi et vous
savez ce que ça fait. Peut-être, il y a certaines choses que vous ne savez
pas,
mais nous, en tant que combattants, ce qui nous fait très mal.
On était en détachement en deux mille vingt.
On a reçu
les instructions d'arrêter tout ce qui est opération asymétrique.
Ça veut dire, on ne sort plus de nos bases,
on reste statiques.
Déjà, c'est un mal. Ça fait très mal aux combattants,
aux soldats de voir
ça.
Pire, on a été nargués.
Les terroristes nous ont nargués.
Demandez à ceux qui étaient à Kelbou, en son temps.
Ils ont appelé des villageois, leur dire, leur montrer l'argent dans des valises,
de venir dire aux militaires que voilà, le gouvernement ne peut pas les combattre.
Ils négociaient avec eux, ils ont même donné l'argent.
Voilà ça, ils sont venus nous dire.
Donc de venir dire aux militaires et aux VDP de déposer les armes.
Les gens sont vivants, vous pouvez vous renseigner.
Et ceux qui forçaient sortir en son temps, il y a des militaires qui ont été punis.
Ceux qui étaient à Bourzanga, ils sont témoins.
Les VDP ont été attaqués,
ils ont eu trois tombés. Le détachement est sorti pour aller les
aider à ramener.
Ils ont aussi été attaqués.
Ils n'ont pas été appuyés. Et pire, on a dit : Qui les a dit de sortir ?
Plusieurs personnes ont connu cette situation.
Ça fait tomber la combativité. Donc, les militaires étaient
découragés.
Ils ne savaient plus c'est quoi ce problème.
Et ça persistait tellement que les gens partent en détachement pour juste
s'asseoir. Voilà le premier problème que ça a mené.
Deuxièmement, l'argent qui a été donné aux terroristes,
parce que ça, les gens
ont vu. Voilà, même ceux qui sont à Dibo aussi peuvent
témoigner.
Les véhicules qui venaient ni toi-même, puis continuaient vers Nassoumbou avec des
valises. Voilà, peut-être à l'armée de l'air,
vous aurez des preuves.
L'argent est sorti. Ils ont pris cet argent,
ils se sont équipés,
ils se sont bien installés. Et c'est à partir de ce moment que nous,
nous avons
commencé à entendre des voix d'enfants au poste, parce qu'ils ont payé
beaucoup de transmissions, ils ont créé un réseau.
Et une fois que le réseau a été bien créé, bien stabilisé, ils ont commencé à
détruire tous les pylônes.
Nous, nos populations ne peuvent plus nous
alerter.
Et eux, puisqu'ils ont un autre système de
communication.
Et ils ont commencé à détruire tout le système de communication qui existait.
Troisième chose négative, ça a coupé le lien entre
nous et les populations.
Vous imaginez, on vous dit, c'est interdit de sortir, vous êtes assis.
Les populations vous appellent.
Naaba, ils sont ici, ils sont ici, ils sont ici.
Vous, vous avez interdiction de sortir.
Vous êtes obligé de faire semblant de tourner, tourner.
Lendemain encore, ils vont dire trois jours, quatre jours.
Qu'est-ce qu'ils commencent à nous dire ? Que quoi ? Sil kabé zabra po wën.
Voici la phrase. Qu'il n'y a pas de vérité dans notre
combat.
Et ils voient les gars, ils nous appellent, on ne vient jamais.
On ne peut pas dire à ces populations-là qu'on a interdiction de sortir.
Mais on est là, chacun est là dans son détachement.
Et finalement, les gens voyaient, ils ne nous disent plus,
parce qu'ils se disent
qu'on leur dit, ils ne viennent pas. Pourquoi ils vont nous dire ?
Il y a eu beaucoup d'effets.
Voilà ce que négocier donne. C'est juste déplacer
le problème.
Il n'est pas question de négocier. On va combattre.
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