Debate on Student Protests and Violence
Qui dit n'importe quoi tout simplement.
Vous dites non mais
je ne vous parle pas à vous.
Sur quelle base est-ce que vous parlez comme ça ?
Non mais voilà. Donc le jeune homme qui me coupe la
parole.
C'est dingue ces hommes de gauche. Non mais c'est dingue ces hommes de...
voilà, c'est super.
Pourquoi c'est n'importe quoi ? Expliquez.
La souffrance qui-
Laissez-la parler, elle vous explique.
Merci, laissez-moi parler. Juste deux minutes s'il vous plaît.
On vous a tous laissé dérouler vos âneries donc maintenant, vous m'écoutez.
Il n'avait pas parlé pendant longtemps, mais allez-y.
Non non, mais on l'a tous écouté. Je ne nie pas la souffrance des lycéens.
Arrêtez de renvoyer cette chose-là, c'est pas vrai.
Je dis qu'il faut les écouter.
Il est vrai, les lycéens souffrent, les élèves souffrent,
les collégiens souffrent,
les écoliers souffrent, tout le monde souffre. C'est un fait.
Mais ce que vous dites, c'est du grand n'importe quoi.
Vous dites que vous êtes fiers du mouvement qui a lieu aujourd'hui.
Alors, on va se faire une petite liste et vous
êtes fiers de ça et vous devriez
avoir honte. Vous êtes donc fiers des lycéens qui ont
tabassé la
surveillante à Annecy. Vous êtes fiers des lycéens qui ont
tabassé
leurs profs à Lille. Vous êtes fiers des lycéens qui ont
tabassé, si monsieur, vous
êtes fiers des lycéens qui ont tabassé leurs profs. Laissez-moi finir.
Vous êtes fiers des lycéens qui ont tabassé leurs profs à Toulouse.
Vous êtes fiers des lycéens qui brûlent des camions de pompiers.
Vous êtes fiers des lycéens qui caillassent des forces de l'ordre.
Non, mais il dit qu'il est fier. Non, pas du tout.
Je dis pas, je dis pas qu'il l'a dit. Je ne dis pas que vous l'avez dit.
Je dis que vous avez dit que vous êtes fiers de ce mouvement.
Ce mouvement, il est incarné par quoi ? Il est incarné par ça.
J'en suis désolée pour les lycéens qui ont des vraies revendications. Je me répète.
Aujourd'hui, les lycéens sont les idiots utiles de ce
mouvement.
Plus personne n'écoute leurs revendications. C'est terminé.
Aujourd'hui, tout le monde se souvient juste du chaos
qu'il y a dans la rue.
Et vous parliez d'autorité en deux secondes, c'est terminé.
Vous avez ce jeune homme de dix-sept ans qui n'est pas capable de respecter un
membre des forces de l'ordre, qui n'est pas capable de respecter une
doctorante en
philosophie. Et on s'étonne, une docteur pardon en philosophie
et on s'étonne, et on s'étonne aujourd'hui que les
professeurs ne sont plus
respectés. Mais regardez par quoi la jeunesse est
incarnée.
Mais je le respecte parce que je lui parle calmement. Bien sûr que si.
Et arrêtez avec vos éléments de langage, vous êtes ridicule, vous vous êtes
ridiculisé. Vous vous êtes ridiculisé il y a une
demi-heure.
Alors attendez, Mathieu Slama, Mathieu Slama
a le droit de répondre.
Juste le temps de deux phrases.
Et ensuite, ce sera à vous, euh, Elwan.
Ce que vous faites est malhonnête parce que vous résumez un mouvement à une
minorité. Euh moi, je suis fier de voir les blocus où il y a
de la
joie, il y a de la conscientisation politique,
il y a de la politisation.
Fier de priver des milliers de lycéens de leur aller en cours, c'est top.
Il y a de la, il y a encore de la solidarité.
Alors, laissez-le répondre.
Je suis fier de voir cette solidarité-là.
Je suis fier de voir des personnes âgées qui sont solidaires, des jeunes qui
manifestent, qui font les blocus, etc. On a vu beaucoup d'images.
Je suis fier de la manifestation, euh, euh, d'hier qui a été formidable,
où il y a
eu un monde fou dans les rues. Ça s'est très bien passé dans la majorité
des cas,
dans la majorité des cas et où on a vu des gens qui avaient des revendications
rationnelles, simples et qui étaient solidaires entre
eux avec beaucoup-
Vous ne parlez pas de ces revendications.
Et je suis fier de cette jeunesse parce que cette jeunesse, en effet, je finis
là-dessus, cette jeunesse dit, euh, euh, au pays, on
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