Immigration and Labor Issues in Quebec
Ben voyons câlisse, il y en a plus que nous autres icitte.
Vous êtes rendus bien trop nombreux.
Madame, c'est votre même gouvernement qui est venu
nous prendre dans notre pays
pour qu'on vienne combler votre pénurie de main-d'œuvre.
Tabarnak, retournez chez vous, on n'a pas besoin de vous
icitte.
Très bien madame, on va partir.
Allons-y les gars, on rentre. Ils ont pas besoin de nous ici.
Ils pensent qu'on est un fardeau. On va enrichir notre pays.
Désolé madame, le fonds de pension pour les retraités
passe plus.
Il y a plus assez de jeunes pour travailler et soutenir le système au
Québec.
Va falloir retourner travailler pour subvenir à vos besoins.
On a travaillé toute notre vie pour en arriver là.
On a contribué plus de la moitié de nos paies pour les impôts.
Les gars, les Québécois veulent plus de nous autres.
Ils vont pouvoir jouer eux-mêmes pour remporter leur Coupe Stanley.
Attends, même si on joue pour leur équipe depuis
des années ?
Ouais mon coco, c'est ça la triste réalité.
Les collègues, on doit partir. Les Québécois ne veulent plus de nous
autres.
Ils disent qu'on vole leur job. On est rendus trop nombreux ici,
on rentre chez
nous. Ils doivent embaucher les jeunes
Québécois.
Ça fait une heure qu'on attend esti, pis on n'a même pas eu nos entrées encore.
Ouais, c'est plus pantoute comme avant ce
restaurant-là.
C'est pas bon pantoute ça. Ça goûte rien comparé à avant.
Où est Sev ? Nasrif ? Diallo ? Shanley ?
Ils étaient supposés rentrer aujourd'hui, on leur avait dit qu'on doublait leur
salaire.
Ils sont tous repartis chez eux chef, y a personne.
Comment je fais pour nourrir tout le monde moi là ?
Je suis désolée tout le monde, je suis toute seule.
Y a plus personne d'autre qui travaille icitte.
Vous allez manquer votre café à matin.
Où c'est qu'ils sont Mohamed pis Mamadou pour les frites et les poutines ?
Je peux pas tout faire tout seul esti.
Ils sont retournés dans leur pays eux aussi chef.
On est vraiment désolés, on doit partir.
Les Québécois ont plus besoin de nous autres.
Non non, restez. Qui c'est qui va s'occuper de nous autres
? Je vous en supplie.
S'il vous plaît, partez pas.
Les résidents ont mis de la merde partout et tous les préposés aux bénéficiaires
sont partis. C'est quoi le problème du gouvernement
tabarnak ?
Tout va s'effondrer icitte.
On part les collègues, on n'est plus voulus ici.
Le Québec n'a plus besoin de nous. Ils vont eux-mêmes faire tourner leurs
usines.
Où c'est qu'ils sont les gars de la ligne ?
Des immigrants boss, t'as pas entendu la nouvelle à la TV ?
Comment on va faire pour l'objectif cette semaine ?
L'usine va se fermer, c'est sûr.
Les gars, on a fait tout ce qu'ils nous ont demandé.
On leur a rendu service.
On s'est adaptés et bien intégrés.
On parle bien français, mais ils n'ont plus besoin de nous
maintenant.
Donc, on va tous partir du Québec maintenant.
C'est ça.
Où c'est qu'ils sont les camionneurs ?
C'était tous des étrangers boss, ils sont tous partis.
Je peux pas transporter les marchandises tout seul, on va avoir un sacré retard.
Seigneur, aidez notre pays.
Maman, je veux manger des sushis pis des chips
aux crevettes aujourd'hui.
D'accord les enfants, on y va.
Mais pourquoi c'est tout fermé icitte ?
Tous les immigrants chinois pis japonais sont retournés chez eux, monsieur.
Va falloir faire vos sushis pis vos nouilles vous-mêmes à c't-heure.
Maman, j'ai envie des sushis.
Viens, on rentre, on va manger de la poutine, les enfants.
J'en peux plus de la poutine maman, j'aime pas ça.
Il me faut du monde là là.
Appelez-moi des infirmières, des préposés, n'importe qui.
Docteur, y a plus personne, tout le monde est parti.
Comment je vais faire pour opérer tout ce monde-là moi ?
Je suis pas Dieu quand même.
Allons-y, on part les gars. Le gouvernement du Québec et les Québécois
ont plus
besoin de nous ici. On fait nos valises.
Où c'est qu'ils sont les gars du chantier ?
Ils sont tous partis boss. Eux autres aussi, c'était des immigrants.
Tabarnak, les clients vont annuler le contrat.
Je suis foutu.
Câlice, mais où sont les taxis pis les chauffeurs
Uber dans cette esti de ville ?
Y a plus personne pour travailler ou quoi, tabarnak ?
Tous les chauffeurs sont retournés chez eux.
Tout le monde doit rentrer à pied à terre.
On habite à Mont-Tremblant, nous autres. Comment on va faire pour rentrer ?
Ben voyons, il faudrait bien mettre quelqu'un de plus
jeune quand même.
Ah ciboire, on va y passer la journée. Je fais ce que je peux hein.
Tous les jeunes sont repartis chez eux, c'était tous des immigrants.
Ils ne veulent plus de nous. Personne ne doit ouvrir sa garderie pour
que personne
ne puisse déposer leur tout-petit.
Chaque Québécoise doit prendre leurs responsabilités.
Elles doivent élever leurs propres enfants.
Nous, les immigrantes, on rentre chez nous.
Mais comment je vais faire pour travailler, moi, là ?
Mon boss va me licencier, c'est fini.
On n'a plus de place nulle part et y a plus un seul garderie ouverte partout.
Qu'est-ce qu'on va faire
?
Tournez-vous vers les meilleures universités en Australie, en Angleterre,
en
Suisse, dans les pays nordiques ou dans d'autres.
Le Québec n'a plus besoin de vous. Même une fois vos études terminées,
personne va
vous embaucher.
On n'a plus un seul étudiant étranger inscrit cet automne.
Le budget au grand complet reposait là-dessus.
Nous autres aussi. Notre université Rice Lafayette,
on n'a plus assez de fonds pour
payer les quelques professeurs qu'il nous reste.
Les étudiants internationaux nous apportent près de cinquante-six millions
de
dollars par année.
On va tout fermer nos portes, une après l'autre,
si personne trouve une solution.
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