Student Perspectives on School Challenges
Le problème de l'école, c'est que c'est un cycle sans fin.
Dans une classe, on est à trente-cinq, il fait trente-cinq degrés et des fois, on
peut pas, on peut pas dormir en classe parce que les
professeurs sont pas d'accord
avec ça.
Vous voyez, je passe plus de temps à l'école que chez
moi.
Donc, euh, je je comprends que l'école, c'est important que je dois apprendre,
mais
c'est pas en nous gonflant, en nous gonflant comme des oies qu'on
va plus apprendre.
Et après, on arrive en retard parce que y a la
cantine aussi.
On a une heure de pause et ça non plus, c'est pas normal.
Tous les jours, on fait la même chose, on se réveille, on mange, on va à l'école,
on fait nos leçons, on dort.
On prend vingt minutes à commencer un cours. Pourquoi ?
Parce qu'on est allé changer des tables, des chaises dans une autre salle parce
qu'on en a trop dans la salle. On suffoque, on fait des malaises,
on fait des
crises d'asthme. L'infirmière, elle est là presque jamais. D'accord ?
Là, on en a marre. On en a marre. Même les vêtements, on nous chie sur nos
vêtements. Même pas sur nos vêtements, sur nos corps qui portons les vêtements.
Vous pouvez même dire : Elle, peut-être, elle va mettre, euh, elle va mettre un
débardeur, on va rien lui faire. Moi, je mets un débardeur, je passe que j'ai la
poitrine au milieu de quelque chose.
On peut pas passer de temps avec notre famille.
On se réveille, il fait nuit, on rentre chez nous, il fait nuit.
C'est pas normal.
Nous aussi, on a le droit de se mobiliser, en fait.
On a-- C'est pas parce qu'on est sur une île
qu'on n'a pas le droit de parler
aussi. Quand ils veulent, on est en France, quand ils veulent pas,
on est en
Guadeloupe. Donc nous, on parle aussi, en fait.
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