Critique of Political Election Promises
Nous ne voulons pas
d'une élection
dans laquelle personne ne sait ce qu'il y a dans la tête du candidat
concernant la paix.
Où personne ne sait à qui le monsieur
compte faire la guerre.
Une élection où on ne sait pas quel est son projet de vie et comment il
considère les citoyens
et le devoir d'égalité.
Une élection où on se contenterait d'aller à une émission un soir pour dire eh bien
moi je donnerai une prime de trois cent cinquante euros
dès le premier enfant. Hourra, les gens sortir lâchant la télé, crier
dans la rue youpi youpi.
Qu'est-ce que c'est ? Pour qui vous nous prenez
? Vous croyez qu'on va faire des gosses pour
trois cent cinquante euros ?
Sérieusement, vous croyez ça
? Vous n'êtes pas au courant hein, ça se passe pas comme ça.
Bien sûr que non, je ne vais pas dire que ces trois cent
cinquante euros seraient
malvenus dans votre poche. Je dis juste que ce n'est pas un projet,
ce n'est
pas une explication. Si vous voulez qu'il y ait des familles
avec un nombre d'enfants plus grand qu'un, eh bien il
faut qu'il y ait des crèches, il faut donc qu'il y ait du personnel
qualifié,
il faut donc qu'il y ait des horaires de travail compatibles avec
les allers-retours pour aller chercher les gosses.
Faites ça.
Je vais vous faire une petite leçon de marxisme,
monsieur Édouard Philippe.
Voyez vous,
il y a quelque chose que vous n'avez pas compris,
c'est que jusqu'à il y a peu,
les femmes devaient rester à la maison pour faire du travail gratuit,
s'occuper des enfants, les soigner, faire la bouffe, nettoyer,
s'occuper des anciens.
Mais s'il n'y avait pas ce travail gratuit,
il n'y avait pas de travailleurs à l'usine capables d'y aller et de produire et de
vous cracher de la dividende pour le capital.
Et vous,
comme vous êtes tellement intelligents,
vous avez dit comme on transformera tout en marchandise.
Allez, au boulot
! Vous avez donc convoqué à deux endroits
différents les mêmes personnes,
et souvent aux mêmes heures.
Si bien que les tâches de reproduction sociale, c'est-à-dire
reproduire la société elle-même,
sont accomplies par des personnes qui doivent être à deux endroits en même
temps.
Et bien ce n'est pas possible. Alors ils vous disent payez-vous la
nounou,
payez-vous la deuxième bagnole, payez-vous payez-vous payez-vous.
Précisément, c'est bien ce qu'on fait.
C'est pour ça qu'on va au boulot tous les deux.
Et comme on y va tous les deux, on n'a pas les moyens d'en accueillir deux
ou trois
autres. On a les moyens d'en accueillir
raisonnablement un, deux,
mais au-delà non parce que ça pose toutes sortes de problèmes et puis tout le monde
a eu un autre mode de vie. Vous ne mesurez pas messieurs les très
intelligents que la société est faite d'une chose
bizarre
avec cinq doigts au pied qui ne servent à rien et des cheveux
au-dessus du cerveau, des êtres humains, des êtres humains.
Si vous oubliez que ce sont des êtres humains, hommes et femmes,
et que ce qu'ils ont dans les bras s'appelle des enfants, et que
ces enfants, ceux qui les tiennent dans les bras les
aiment et veulent faire le
mieux pour eux tout le temps. Voilà ce que vous avez oublié.
Vous avez transformé la vie des gens en un enfer et une cavalcade sans
fin et vous leur annoncez que ça va continuer et que
au-delà de soixante ans, soixante-deux, soixante-trois,
soixante-quatre, soixante-cinq, soixante-six, soixante-sept,
soixante-huit, soixante-neuf, vous accepterez de vous
faire servir si vous avez vos cheveux ou pas et tout jeune
que vous seriez par une personne qui a du mal à arquer et aller d'une table à
l'autre pour vous servir ou comme ceux que j'ai vu dans certains pays être
au bout du tapis roulant à la caisse du Monoprix et vivre de ce que
les gens donnent quand on a rempli les sacs, quand c'est perçu, on a rempli les
sacs. Ce n'est pas ça que nous voulons pour nos
aînés et nous ne vous
permettrons pas de le faire. Nous ramènerons la retraite
à soixante ans dans le délai nécessaire et nous le ferons
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