Performance mishap and standing ovation
T'sais, je me suis-- on s'est donné pendant deux heures de
temps. Puis là, ça part.
Puis là, elle s'en en met, là. Élise en en met de la flûte, là.
Puis là, ça part, puis le monde capote. La Titanic, elle s'en vient.
Puis là, moi, je mets ma robe. Puis, on est s-- on est dans un siège central.
Ouais.
Et puis, on se déshabille sous la scène, puis on met nos costumes puis nos bottes.
Puis, c'est à peu près trois pieds de haut.
Puis là, j'enfile ma robe.
Puis là, je check mes cheveux. Mais moi, les lèvres, je les vois pas, parce que là,
ça part.
Là, j'embarque au milieu de la scène, puis c'est un élévateur.
C'est supposé de monter, ça. Et au moment où la flûte a fini, moi,
je suis supposée
d'apparaître dans mon numéro et dans ma robe extraordinaire avec mes grands
cheveux
et tout. Et le monde attendent ça et je pense que
là, je vais faire un hit.
Puis là, l'élévateur, elle marche pas. Je viens pour monter, puis ça monte pas.
Puis là, elle fait.
Là, je vois cinquante mille personnes
qui attendent sur main. Voyons, où est-ce qu'elle va sortir.
Là, je sais qu'il faut : « Every night in my dreams, a nightmare.
» Là, je capote et je ne-- je monte pas.
Alors, ce que j'ai fait-
C'est un cauchemar, ben oui.
J'ai déposé-- Mais là, écoute bien, cinquante mille personnes,
tu peux pas dire : «
Allô, au secours. »
Ben non, t'es toute seule.
Je peux pas. J'ai déposé mon micro sur la scène,
j'ai pogné ma crinoline.
Mon petit gars, t'aurais dû voir ça, c'est un numéro extraordinaire.
J'ai pris ma crinoline, j'ai rentré mes talons dans le grillage,
mes faux ongles.
Puis là, j'ai monté le grillage comme ça.
C'est pas des jokes, c'est une vraie histoire.
Je suis montée, puis là, j'ai fait absolument de même.
J'ai pogné ma crinoline, j'ai mis ça tout sur le stage.
Ah ouais.
J'ai fait : « Near, far, wherever you are.
» Le monde s'est levé debout, mon petit gars.
Ah, le standing ovation de la scène.
C'était une standing ovation. C'était extraordinaire.
C'était quelque chose.
OK.
C'est
bon.
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