Discussion on 9/11 and Military Response
Messieurs, tout le monde se demande aujourd'hui
comment une telle chose a pu
arriver en plein cœur de New York et Washington.
Eh bien, ce sont des avions qui ont foncé dans des
tours.
Je, je l'ai vu à la télé.
C'est des avions.
Ouais. Notre défense n'est pas étudiée pour ça.
Nous, on est préparés contre des missiles, contre une autre armée.
Mais dix bougnoules avec des cutters et des ciseaux qui détournent des avions, on
sait pas faire.
C'est invraisemblable.
Putain, ça me dégoûte. On a l'arme nucléaire et on se fait avoir
par
dix bougnoules armés comme des jardiniers.
Vous ne pouvez rien faire, donc ?
Si, il faut tuer tous les jardiniers et
bombarder les Jardiland.
Euh, de toute façon, on va tout péter, alors.
Enfin, quand même, aux services secrets, la, la CIA, ils ont été mauvais, là.
Critique pas la CIA, connard. C'est les meilleurs du monde, la CIA.
Bah, euh, là, non.
Ah ouais ? Et qui c'est qui l'a formé et armé,
Ben Laden ?
La CIA.
Qui c'est qui a mis en place tous les dictateurs du monde, qui leur a appris à
tuer, à manipuler ? Qui c'est qui leur a filé toute la
logistique pour pouvoir se
servir des armes qu'on leur a vendues ? La CIA.
Alors, dis pas du mal de la CIA, hein.
Si les bougnoules ils ont réussi à bousiller les tours, c'est grâce à nous.
Oui, probablement, mais c'est un peu bêta, là, non ?
C'est vrai, c'est une tragédie pour l'Amérique.
Mais bon, comme on dit : à chaque chose malheur est bon.
Hein ?
Oui, maintenant, on va pouvoir faire un grand ménage avec
la bénédiction du monde
entier. Enfin, du monde entier, sauf les bougnoules.
Yes.
C-c-c'est pas risqué ?
T'occupe pas de ça, W. Toi, tu triples les crédits militaires, tu
compatis avec les familles, tu vas à la télé. Nous,
on s'occupe du reste.
Mais vous allez faire quoi ? Comment vous allez trouver les
responsables ?
Rien à foutre. On va tuer tout le monde, y aura bien les bons dans le tas.
Vous dites ça sous le coup de l'émotion.
Non, on le pense depuis toujours. Maintenant, on a un prétexte.
Tout le monde va payer pendant cinquante ans, maintenant.
Oui, ça, on a bien compris, oui. Allez, la suite.
End of transcript · 384 words