Discussion on Education and Government Reform

Elle a trop de boulot, elle a trop de taf.

Du coup, il faudrait peut-être changer ça un peu

aussi.

Plus de moyens en fait pour l'Éducation nationale.

Vous avez tout compris.

Le truc, c'est que l'Éducation nationale, c'est l'un des premiers postes de

dépenses de l'État.

Oui.

Et les Français se disent : On paye déjà beaucoup d'impôts,

il y a beaucoup

d'argent qui va à l'école. Euh, c'est peut-être qu'en fait l'argent est

mal géré,

il est mal, mal-

Ah mais nous, de toute façon, notre revendication,

elle n'est pas seulement à

l'échelle du lycée, elle est institutionnelle hein.

C'est-à-dire que si on peut réformer le gouvernement, y a pas de problème.

Nous, Macron, on n'en veut plus. Le Cornu, on ne veut plus.

Et l'autre, là, comment il s'appelle ? Joffré, j'sais pas quoi, là euh.

Qui sait pas écrire un mot simple alors qu'on lui demande de dicter et qui se

revendique comme étant le chef de l'institution scolaire.

Ben lui, il devrait dégager, vous voyez.

On veut pas de ces gouvernements successifs qui ne servent absolument à

rien.

Ça fait très longtemps que Macron nous a prouvé qu'il était un incapable.

Alors aujourd'hui, on ne veut pas d'un incapable au

gouvernement.

On veut quelqu'un qui change les choses.

Une gauche de rupture, ce serait le moyen le plus favorable à la,

la jeunesse.

Okay, okay.

Vous êtes pas d'accord, monsieur Lapierre ?

Bah, je sais pas si vraiment la gauche de

rupture serait la solution, mais euh.

Pourquoi ? Vous trouvez pas qu'il y a assez de

problèmes comme

ça en recyclant à chaque fois le même système ?

Parce que finalement, vous savez euh, c'est ces gens-là qui vous racontent :

On n'a

pas testé, on n'a pas testé. Oui, d'accord,

on n'a pas testé le Front National.

Déjà, c'est, c'est une blague de dire ça.

On a déjà testé le fascisme, c'était en 1940.

Oui, si vous le savez, 1940, 41, Pétain, excusez-moi.

Parfois, on a l'impression que bon, euh, je vous le disais hier, je vous

le disais hier hein, la police nationale a été créée par P--

par Vichy et parfois,

on a l'impression qu'elle a pas euh, elle a, elle a pas, elle a pas fait cette

rupture dont elle a besoin pour s'améliorer.

On a l'impression que la police nationale est raciste dans certains cas et nous, on

veut changer tout ce genre de choses, ce système-là.

Attendez, vous avez vu là, la police nationale se faire euh,

tabasser par des...

Et vous, est-ce que vous avez vu ces jeunes-là qui

se font tabasser à trois contre

un ?

Ça marche dans les deux sens en fait.

Oui, voilà.

C'est vrai.

Du coup, ça ne sert à rien de, de rester sur ce, ce point de vue là.

Faut, faut juste comprendre d'où vient le

problème.

Et s'il y a des jeunes, par exemple, qui sont un peu violents, même carrément

violents, et ben ça, ça, c'est encore une fois là,

une preuve de pauvreté, de,

entre guillemets, détresse qui les pousse à faire ça.

C'est-à-dire que s'ils étaient dans, dans un beau foyer,

une belle maison avec euh,

avec cinq pièces, ben ils iraient tous les jours à l'école,

ils mangeraient bien,

ils mangeraient sûrement à leur faim. Et là, ben aucun problème.

C'est-à-dire qu'on a, on n'a pas recours à la violence quand on

vit euh, ben quand

on vit décemment.

Pour vous, c'est une question sociale uniquement ?

Ben pour moi, oui, c'est majoritairement social et

effectivement, ben le

gouvernement en place, là, ne résout pas ces questions sociales.

La fin justifie les moyens, Vincent.

Pas dans tous les cas.

Ah ben dans celui-ci, si.

Ben alors, qu'est-ce qui justifie de frapper un

policier, honnêtement ?

Alors honnêtement, je ne sais pas de quelle image tu me

parles, mais c'est vrai

qu'il y a eu des violences. Euh, tout à l'heure,

tu m'avais posé la question.

En premier instant, je t'ai dit : Oui, je-- enfin, Jordan.

Bien sûr, bien sûr.

Euh oui, il y a des violences, très bien.

Mais dans ce cas-là, et comme l'a très bien dit mon camarade

ici à côté, ça marche

dans les deux sens. Moi, je t'ai montré une vidéo hier,

tu t'en rappelles ?

Ouais.

Une vidéo de trois flics qui sont en train de se battre face à une personne.

Il y a un des flics qui dégaine une bombe lacrymo et qui lui tire en plein dans la

face. Ils sont trois sur lui. Déjà, un policier,

ça devrait suffire à maintenir le

personnage en place parce qu'ils sont entraînés pour.

Et au lieu de maîtriser la, le, le personnage avec euh,

ben avec ce qu'on a

appris pour maîtriser un personnage normalement, vous, vous tirez.

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