Investigating Public Sector Funding Issues
On dit souvent euh si tel secteur va mal, c'est qu'il manque de l'argent.
Si la justice va mal, il manque de l'argent.
Si l'école va mal, il manque de l'argent.
C'est ce que disent d'ailleurs les ceux qui sont fonctionnaires dans la
justice, dans l'école, et cetera.
Les pompiers par exemple, la seule chose qu'ils disent,
on manque de moyens.
Exactement. Et donc moi, c'est ce que j'ai,
c'est ce sur quoi j'ai essayé
d'enquêter. Je me suis dit est-ce que cet axiome est
toujours vrai Et donc,
le-le-le principe de cette enquête, c'est de suivre l'argent.
Et je suis l'argent dans les circuits dans lesquels il pénètre, comment est-ce
qu'il est dilapidé par la bureaucratie.
Par exemple, au niveau de la santé, en disant voilà le salarié a deux mille
euros
donne quatre cent trente-neuf euros pour sa santé, à la fin, il n'arrive aux soins
que cent trente-cinq euros. Parce qu'entre temps,
il est passé par l'URSSAF, il est
passé par la CNAM, il est passé par des fonctions
administratives support.
La Cour des comptes nous dit que même les personnels soignants passent la moitié de
leur temps à des tâches administratives.
Pour la police, on retrouve désormais la même chose.
Vous avez deux-mille-cinq-cents policiers qui sont formés euh aux tirs, qui sont
formés au maintien de du terrain et qui sont aujourd'hui affectés à des tâches
purement administratives.
Donc l'argent est mal utilisé.
L'argent est mal employé, exactement.
Et plus on augmente, il faut, il faut bien comprendre que ça n'est pas
parce qu'on
met plus de moyens que les Français obtiendront davantage.
Je vais vous donner un chiffre qui qui personnellement me choque.
Aujourd'hui, nous dépensons deux cent trente-quatre
milliards d'euros de
plus que l'année du Covid, que l'année du quoi qu'il en coûte.
Faut quand même se le figurer. L'État dépensait énormément parce que
Macron avait
dit quoi qu'il en coûte, on sait ce que, ce que ça nous a coûté.
Les gens étaient chez eux, ils étaient payés en chômage partiel,
et cetera.
Et aujourd'hui, nous dépensons deux cent trente-quatre
milliards d'euros de plus.
Quel Français peut dire que les services publics vont mieux ?
Depuis 1997, nous avons un virgule trois million de
fonctionnaires en
plus. Qui peut dire qu'ils nous rendent des
services tellement
magnifiques que notre pays va mieux On a augmenté le budget de l'éducation
nationale de vingt pour cent alors que sur la même période, on avait
trois-cent mille élèves en moins.
Je vous donne un dernier chiffre, le nombre de nos agriculteurs a été divisé
par
trois depuis les années quatre-vingt.
Au ministère de l'Agriculture, on a deux fois plus.
Donc faut, donc faut
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