Conflict and Territorial Claims in Azawad
Nous, au FLN,
notre premier objectif est celui de reconquérir le territoire de l Azawad.
Donc, notre action militaire s inscrit dans ce cadre.
Nous avons commencé par la libération de Kidal,
et notre objectif est de continuer ces
mêmes opérations jusqu à libérer tout notre territoire.
Mais pourtant, vous avez fait alliance avec le JNIM,
le JNIM qui veut notamment imposer la Sharia au Mali.
Vous qui avez toujours défendu l indépendance du nord de l Azawad,
est ce que vous partagez les mêmes valeurs que le JNIM?
Vous savez, nous défendons toujours et nous
demandons toujours une autodétermination pour la population de l Azawad.
Vous savez aussi que depuis 2012,
il y a eu beaucoup d incidents entre nous et le JNIM.
Le dernier a été en 2024,
où il y a eu de l accrochage, où il y a eu mort d âme sur
la frontière de la Mauritanie. Oui, en 2012 d ailleurs.
Vous avez été avancé par
les viatistes du nord. Exactement.
En 2024, je rappelle aussi qu il y a eu d accrochage
dans la forêt de Wakadu à côté de la frontière de la Mauritanie.
Depuis des moments, il y a une initiative qui a été menée par les chefs des tribus,
des chefs des communautés et des notabilités.
Et les cadres de l Azawad,
ils ont dit que tous ces enfants,
toutes ces victimes qui s entretiennent entre ces deux organisations sont
de ces mêmes communautés.
Donc nous, notre
coordination tactique pour faire face à l ennemi n est qu avec le JNIM.
qui, dans l Azawad, sont composés que des Azawadiens.
Donc, nous avons des liens communs.
C est lui qu on est tous, de ces mêmes communautés.
Malgré notre divergence des djinns,
mais il y a une organisation qui a son idéologie, qui les revendique.
Nous, nous sommes une organisation politico militaire,
que nous avons des revendications politiques.
Nous demandons les droits de notre population à l autodétermination.
C est vrai que nous sommes en face d un ennemi qui ne fait pas la différence
entre ni les FLA, ni les djinns, et qui nous frappe par les mêmes bâtons.
Vous parlez du pouvoir, mais comme en 2012, vous avez été évincé,
si jamais le djinn arrivait au pouvoir,
vous accepteriez d être dirigé par un gouvernement du djinn?
Bon, tout ceci sont des scénarios, des hypothèses. On n est pas là d abord.
Pour le moment, nous sommes face à un ennemi qui est allé aussi s allier avec,
comme leur ministre
des Affaires étrangères, Abdullah Diop, le disait, nous sommes prêts à s
allier avec les diables pour l intérêt de notre peuple. Nous sommes aussi prêts à s
allier... Donc pour vous, le djinn, c est le diable? Non, on n a pas dit. Nous,
nous sommes avec les djinns qui sont dans la Zawad et qui sont
les fils de ces communautés, qui sont aussi victimes
de la barbarie des mercenaires de Wagner et de l armée manienne.
Donc nous sommes obligés de trouver un mécanisme de coordination pour faire
face d abord à l ennemi et
pour aussi éviter les mêmes incidents dont vous avez parlé en 2012.
Donc si des acteurs des mêmes communautés, des mêmes territoires,
malgré leurs divergences,
malgré leurs objectifs, s ils ne mettent pas un mécanisme en place pour coordonner,
pour éviter des incidents,
ça va revenir aux mêmes erreurs que de 2012.
tout cela, il y a cette démarche menée par,
comme j allais dire, les chefs des tribus des communautés de la Zawa,
des notabilités,
a mené cette démarche entre ces désorganisations pour vraiment mettre ces
mécanismes de coordination tactique pour faire face à l ennemi. Voilà.
Donc l ennemi qui est Bamako.
L ennemi, c est d abord les mercenaires,
les Wagner qui ne font pas la différence entre celui qui porte une arme et une
femme, c est celui qui ne fait pas la différence entre un combattant des Jenims ni
un combattant des FLA.
Donc on est obligé de faire avec les moyens dont nous disposons.
Donc si Wagner est l ennemi ou Afrika Korps aujourd hui,
est ce que vous seriez prêt à dialoguer avec Bamako?
Dialoguer quoi même?
Vous savez que les gens de Bamako, lorsqu
ils sont venus, nous ont trouvé dans un processus de paix. Nous étions dans un
accord, malgré que nous étions les derniers à le signer en 2015, mais nous
l avons respecté jusqu au dernier moment. C est eux qui l ont dénoncé. C est
eux qui sont partis à Moscou pour ramener ces mercenaires russes pour
aller tuer les populations, quitter cet accord. Qu est ce qu
on va négocier avec cette gent aujourd hui? S ils voulaient la paix, ils n allaient
pas quitter cet accord. S ils voulaient la
paix, ils n allaient pas nous déclarer cette guerre. Donc votre seule issue,
c est les armes. Pour le moment,
nous sommes dans une guerre qui nous a été imposée,
donc nous avons répondu et notre réponse a été visible,
nous avons repris le contrôle total de la ville de Kidal et nos opérations vont
continuer jusqu à la libération totale du
territoire de la Zawad qui est composé de trois régions connues, Kidal,
Tomboktu, Gawo, Menaka et Tawdani.
Quand le JNIM annonce un blocus sur Bamako,
ne craignez vous pas d être accusé d être responsable d un désastre humanitaire?
Bon, le JNIM est responsable des actes,
comme j ai eu à dire hier dans un autre média qu un droit, on dit
qu il n est responsable que de ses propres actes. Le JNIM, c est une
organisation qui est bien connue. Le FLA, il est aussi une organisation bien connue.
Ce n est pas parce qu on a mis ces mécanismes de coordination
tactique pour faire face à un ennemi qu on devient responsable de leurs actes.
Le JNIM, c est
une organisation qui assume sa pleine responsabilité de ce qu elle fait.
Ils ont mis un blocus sur Bamako. C est la guerre. La guerre, malheureusement,
il n y a pas de guerre propre, mais ce n est pas le FLA qui l a fait.
Pourquoi aussi cette communauté internationale,
ou bien si on veut parler des droits internationaux, pendant trois ans, notre
population a été victime des plus graves massacres de son histoire?
Je parle d un désastre humanitaire, des populations civiles, des Bamakois.
Mais je parle de ça.
Nous, dans la Zawa, dans la Sibie, nos familles ont été contraintes à l exil,
allées dans les camps des réfugiés en Algérie et en Mauritanie, ont été massacrées.
Nos villages, nos infrastructures,
nos centres de santé, nos écoles ont été détruites par les drones turcs,
les mercenaires russes décapitent les femmes et les vieillards.
Donc, pendant tout ce temps,
on n a jamais entendu cette communauté internationale réagir,
même par un simple communiqué,
pour dénoncer ces actes barbares qui nous ont fait.
nous vivons au 21e siècle, donc...
Nous avons parlé ici,
sur TV5 Monde, des exactions russes. Alors, vous appelez justement un retrait
russe du Mali. La Russie a rejeté votre demande de retrait. Comment réagissez vous?
Oui, nous prenons note de ce référendum,
mais nous voulons souligner toujours que nous n
avons pas un problème avec la Russie ni avec sa population.
Nous respectons sa population et son histoire.
Malheureusement, la Russie s est invitée dans un conflit qui ne le concerne pas,
un conflit qui est vieux depuis plus de 70 ans,
un conflit qui oppose une population victime de l injustice et de
l oppression pendant six décennies, donc un conflit politique,
donc une population qui revendique ses droits,
qui ne cherche qu à vivre librement et sur son territoire.
Donc la Russie, après part, malheureusement,
s aligne du mauvais côté de l histoire. Alors, les autorités...
Nous allons faire de notre possible pour dégager...
tout envahisseur qui vient
d Al Asawad et je crois que les résultats ont commencé à apparaître et je crois
que la Russie doit tirer le
son de toutes les confrontations que nous avons eues avec ces éléments,
que ce soit la bataille de Tenzawaten, donc toute une unité de la
Russie a été anéantie.
Ces jours passés, vous avez vu comment les éléments de la Russie ont
appelé à trouver un corridor sécurisé pour qu ils quittent la ville d Ekidal
et je crois que ce sera valable pour Tombouctou et Gawa dans les jours à venir.
Donc nous demandons,
parce que nous ne voulons pas vraiment de problèmes avec aucun pays en dehors du
régime de Bamako, nous demandons encore, nous retirons la demande aux
autorités de se retirer du territoire de l Asawad.
Personne, aucun État,
aucune puissance ne pourra rester dans l Asawad sans
l aval des Asawadiens et ne pourra profiter des ressources ni des biens de cette
terre sans l aval des propriétaires de cette terre. M.
Ramadan, les autorités maliennes affirment que
vous avez bénéficié de soutien extérieur dans ces offensives.
Quel est le rôle de l Algérie et de la Mauritanie qui
entretiennent des relations, on peut le dire, mauvaises avec Bamako, par
exemple? Cela n est pas nouveau. Il n y a pas eu une action militaire ou une
attaque que nous avons menée depuis que nous avons connu ce pays sans qu
on l acquise un autre pays.
Vous avez reçu des aides extérieures? Non, nous n avons aucune aide.
C est un travail des fourmis que nous avons mené depuis le moment
que nous avons quitté la ville d Equidal sous les balles et les
bombardements de l armée, les mercenaires russes de Vagrin et les drones turcs.
Nous étions... Nous nous sommes concentrés sur nos forces pour se former,
pour reconstituer
nos forces et pour faire face à cet ennemi.
Donc, j ai dit que ce n est pas nouveau. Chaque fois qu
on acquise la France, soit on acquise l
Ukraine, soit on acquise l Algérie, soit la Mauritanie, ils ont toujours trouvé un
État en dehors pour avoir l argument de leur défaite.
Merci Mohamed El Maoulou de Ramadan, porte parole des rebelles du FLA,
le Front de libération de l Azawad. Je vous en prie.
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