Discussion on Social Issues and Immigration
Pour, voilà, il est venu que pour ça.
Donc quand le journaliste lui demande pourquoi, euh, là on part dans des
explications qui sont totalement lunaires.
Euh, et je vais rebondir sur ce qu'il a
expliqué en fait, quelle est la raison de
sa connerie. Alors première raison, euh, ouais, alors attendez, je vais
essayer de la faire comme lui. Ouais, l'essence est trop chère.
Ma mère, euh, enfin c'est le travail et elle part tout
pour m'acheter des
vêtements.
Alors t'as l'air d'avoir dix-sept, dix-huit ans, hein.
Euh, ta mère, elle est pas obligée de t'acheter des
vêtements à trois cents euros,
c'est pas un dieu, bouffon. Euh, l'essence est trop chère.
En fait, je vois pas en quoi t'es concerné puisque
t'as pas l'air d'avoir le permis
non plus.
Euh, l'essence est trop chère. Est-ce que c'est une raison pour aller
casser des
magasins, des franchises, des indépendants ?
Est-ce que c'est une raison, euh, pour aller casser le boulot des autres,
pour
aller saboter les autres ? Est-ce que c'est la faute de ces magasins
que l'essence
est trop chère et que ta vieille daronne ne peut pas aller bosser ?
Et enfin là, il y a eu le pompon. C'est quand
le journaliste lui dit : Oui, mais voilà, vous voyez, ça, ça, ça peut engendrer des
voix pour le Rassemblement National.
Il y a des élections dans pas longtemps, ta-ta-ta, ta-ta-ta.
Et là, le génie de la lampe qui sort : Ou de toute façon, si le RN il
passe, moi je quitte la France, je vais en Algérie.
Déjà, les wesh et les wallah, je peux plus vous blairer.
Vous faites pas honneur, vous faites honte à nos parents et à nos
grands-parents
qui sont venus ici à la recherche d'une vie meilleure pour nous.
Ok ? Donc déjà, petite parenthèse. Va en Algérie.
Mais vas-y, mon chéri, va mon enfant, prends ton double passeport, prends ton
passeport vert, va en Algérie. Et là-bas, essaie de regarder juste un flic de
travers, juste sans lui parler. Regarde-le de travers.
On verra si tu feras encore le malin.
Parce que là-bas, tu prends dix tôles de prison pour moins
que ça.
Pour beaucoup moins que ce que vous avez fait aujourd'hui.
Le mec, il a sorti, je vais en Algérie.
Parce que t'as cru que l'Algérie, elle allait te servir tout sur un plateau.
T'as cru que l'Algérie, elle allait te donner comme ça du travail,
que si tu
travaillais pas, elle allait te donner du RSA,
que quand tu vas à l'hôpital, tu
sors pas ta carte bleue là-bas. En fait, l'Algérie, c'est un concept très très
simple. T'es riche ou t'es pauvre. Tu te sors les doigts du cul ou t'es
pauvre.
Tu connais du monde ou t'es pauvre.
Donc la probabilité d'être pauvre, elle est quand même bien élevée.
Le taux de chômage là-bas, il explose chez les jeunes.
Et toi, je vais en Algérie. Mais t'as cru que là-bas,
t'allais être accueilli comme
prince Ali ? Comme Iznogoud
? Mais là-bas, on va te dire ferme ta gueule.
Et si t'es pas content, rentre chez toi en France.
Parce que c'est la France qui t'a, qui t'a instruit, c'est pas l'Algérie.
L'Algérie, elle te doit rien, mon frère.
C'est juste ton lieu de villégiature pour les vacances où tu vas aller flamber tes
euros là-bas, faire croire que tu vis à Vegas.
Le mec, il a sorti, je vais en Algérie.
Mais cassez-vous au bled si vous êtes pas contents de la France. Barrez-vous.
Personne vous retient. Vous avez un passeport,
vous avez pas besoin de visa.
Allez à l'aéroport, prenez le premier avion.
Et puis on-- allez rigoler là-bas, on va voir qui rira le dernier.
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