Dette publique : 120 à 140 milliards d’euros d’économies en quatre ans
Les choses sont claires, un pays qui ne maîtrise pas ses finances, c'est un pays qui ne compte pas sur la scène mondiale,
c'est un pays qui ne maîtrise pas son avenir, c'est un pays qui devra réduire ses prestations de manière précipitée
et abrupte, et connaîtra des taux d'intérêt qui augmenteront.
Ce serait un appauvrissement de l'ensemble des Français.
Attention aux nœuds coulants de la dette, 30 milliards de charges d'intérêt en 2020, 74 en 2026, 100 milliards, nous dit-on, en 2029,
et nous pourrions atteindre 235% du PIB en 2050, nous dit ce matin l'Institut Montaigne.
L'équation est connue, il faut 120 à 140 milliards d'économies, et ceci sur 4 ans.
C'est la quadrature du cercle, on peut refuser de le voir, mais nous ne pourrons échapper à ce constat, sinon les marchés financiers se rappelleront à nous.
Si l'on regarde l'évolution de nos dépenses depuis 2001, il faut constater qu'une bonne part vient du côté des retraites, de l'affaire sociale.
Le travail de refondation du financement de ces sujets-là devra être engagé dès l'élection présidentielle.
On peut penser que certaines baisses d'impôts sont la cause de nos maux, mais il ne faut pas oublier cette réalité de la dérive de nos comptes sociaux,
et il faut donner aussi le contre-fracte factuel quand on parle des baisses d'impôts.
Quelle serait la situation de l'emploi, quelle serait la situation de nos recettes fiscales s'il n'y avait pas eu ces allègements d'impôts ?
Merci.
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