Critique of Contemporary Media Economy
En réalité, je parlais de l'époque
ultra-contemporaine, celle que nous vivons
aujourd'hui, et je contestais l'idée qui court sur
tous les plateaux actuellement. Vous savez,
ces robinets à poncifs qu'on ouvre
en allumant les
télévisions.
Ce qui est dû d'ailleurs à une économie médiatique particulière,
celle de la chaîne
dite d'info en continu, où vous faites des plateaux parce que ça
ne coûte rien.
Vous n'avez plus d'enquête, plus de reportage, plus d'investigation,
rien.
Vous mettez six morts-vivants en plateau qui sont contents d'être là.
Et la chaîne ne paye en réalité que le chauffage,
l'électricité, la lumière. Non, mais vraiment, c'est un modèle économique.
Ensuite, il faut remplir le tube avec des imbéciles
qui sont là
parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire. Vraiment.
Et parce qu'ils ne travaillent pas.
Parce que pour passer sa vie sur les plateaux, plus le maquillage,
le transport, etc., vous ne travaillez pas par ailleurs.
Vous n'avez pas le temps de préparer, de travailler sérieusement.
Et donc, ce que l'on entend depuis la réélection de
Trump, et
singulièrement depuis cet été, c'est le retour du tragique.
Alors ça, c'est le grand mantra de qui vous savez,
enfin, de l'actuel résident de la République.
Et
le retour de la guerre, de la guerre de tous contre tous,
qui serait au fond le parachèvement d'un néolibéralisme
quintessentiel, consubstantiel à notre époque.
Nous sommes tous en concurrence et tous en guerre vis-à-vis de nous-mêmes
pour la performance, vis-à-vis des autres pour s'imposer
socialement.
C'est la fameuse lutte des places.
Et
désormais, ce sont les États qui sont en
guerre. Alors
nous, nous vivons dans le déchet permanent et
dans la production
surabondante du déchet.
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