Discussion on Violence and Social Issues
À partir du moment où vous êtes un individu qui vient de quartiers très
compliqués, je pense que vous vous attendez à ce que
je le dise.
Je vois une mère ici, oui, et vous venez de Marseille, je,
je l'entends,
j'imagine de quartiers très peu faciles.
Mais qu-
Non parce que t'es noir.
Non, non.
Parlez dans le micro, s'il vous plaît, Laetitia, sinon on vous entend pas.
J'habitais avant dans les quartiers nord, mais je le suis plus maintenant.
Mais oui, j'habitais avant dans les quartiers
populaires, ouais.
Très bien. Merci. Je, je ne dis pas ça parce que vous êtes
noire.
Je sais que vous allez m'attaquer là-dessus.
Je, je dis-
Ah non, mais je vous attaquerai pas dessus.
Je, je, je dis seulement que à partir du moment où
vous êtes ici, j'imagine que
vous avez une revendication et que celle-ci se trouve dans une position où
vous
allez pouvoir m'attaquer. Alors, je sous-entends que vous avez vécu dans
des
quartiers assez compliqués pour pouvoir me dire à un moment donné : oui, mais
vivre dans des quartiers p-, dans des quartiers compliqués ne légitime
pas la
violence. J'imagine que vous êtes là pour ça un peu.
C'est pour ça que je vous le dis.
Pas du tout.
D'accord, très bien. Bon ben alors-
On les, on les contrera, on les contrera tout à l'heure, Laetitia.
Je dis seulement qu'à partir du moment où vous vivez dans un quartier compliqué, et
d'ailleurs, vous avez dit non, vous ne semblez pas d'accord.
Donc c'est aussi pour ça que je me suis demandé, mais est-ce qu'elle avait une
expérience à me présenter aujourd'hui ?
À partir du moment où vous vivez dans un quartier compliqué, je considère que la
fin justifie les moyens pour certains cas.
Louise, Louise, donc, vous étiez lycéenne il y a peu de
temps et pour vous, au contraire, la violence, c'est quelque chose,
euh, qui est inacceptable quand on vit en
démocratie.
Est-ce que-- Que souhaitez-vous répondre à, à,
à Erwan ?
Bon déjà, il y a beaucoup de choses à dire.
En moins de trois minutes, tout votre raisonnement s'est effondré
puisque vous vous
adressez à la seule personne racisée du plateau en pensant qu'elle vient de
quartiers défavorisés. Je sais pas si vous êtes vraiment le
représentant des jeunes
de banlieue quand on vous voit comme ça, mais très bien. Merci de porter leur voix.
Je pense qu'ils seraient ravis d'avoir les cent vingt-cinq millions d'euros alloués
à votre super beau lycée pour des réso-, rénovations, pardon.
Les lycéens de Poissy-les-Lois, je pense qu'ils en rêvent.
Juste pour revenir au sujet rapidement.
La violence
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