Critique of Tax Policies and Dividends
Moi, il y a quelque chose que je n'ai toujours
pas réussi à comprendre,
c'est comment vous pouvez honnêtement défendre
le fait que quelqu'un qui se lève le matin,
parfois très tôt,
qui bosse toute la journée,
où que ce soit,
qui aille faire le ménage,
qui se rend à l'hôpital pour prendre soin des autres,
qui se rende devant des élèves pour aller faire cours.
Quelqu'un
qui va bosser à l'usine, dans une entreprise.
Lorsqu'à la fin du mois, il reçoit son salaire,
il paie ses impôts.
Et s'il gagne correctement sa vie,
il paie même pas mal d'impôts. Par contre,
quelqu'un qui ne se donne le mal que de posséder une action,
lorsqu'il finit par toucher un dividende,
il paie potentiellement moins d'impôts que celui qui travaille.
Vous pouvez faire non de la tête, monsieur Midi, mais c'est ce qu'a organisé
Emmanuel Macron. Avant, quand vous touchiez un revenu,
quel que soit le revenu,
vous payiez l'impôt sur le revenu.
Que vous ayez travaillé ou que vous ayez touché un dividende.
Avec Emmanuel Macron, terminé. Mieux vaut ne rien faire, ne rien
produire, ne pas se donner de la, du du, des difficultés à
aller travailler. Mieux vaut rester assis dans son canapé et
acheter des
dividendes. C'est exactement ce qui s'est passé et qui
coûte quatre milliards à
l'État. Et ne venez pas nous ressortir la petite
blague habituelle en
nous disant : Mais vous ne pensez pas aux petits
épargnants et aux petits
actionnaires. Les cent milliards d'euros qui ont été
distribués en dividendes
cette année, ils ont bénéficié à un pour cent de la
population, à un pour cent de la population.
C'est ça la réalité. Et vous nous dites : Mais non, il faut protéger les
actionnaires parce qu'ils réinvestissent. C'est faux, c'est un mensonge.
Il y a soixante-huit mille entreprises qui ont fermé l'année dernière.
Le chômage atteint huit virgule six pour cent.
Les salaires réels ont baissé depuis six ans.
Par contre, les dividendes, eux, ils ont été multipliés par deux depuis
qu'Emmanuel
Macron est élu.
Merci monsieur le député.
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