Discussion on Police and Youth Protests

Je suis possesseur du savoir et vous ne l'êtes pas.

Nous, on défend ceux qui veulent aller

travailler.

En effet, à l'école, votre vie personnelle,

nous n'en avons rien à faire.

Vos revendications, elles n'ont aucun sens.

Vous devez vous effacer comme individu.

Arrêtons de leur donner toujours la parole.

J'ai l'impression qu'on est en train de vivre sur ce plateau un truc un peu

dystopique, une sorte de test d'humanité, de voir comment vous réagissez face à des

enfants qui sortent dans la rue, qui se révoltent.

Pour moi, c'est pas des enfants.

Il y a quand même une chose que j'ai envie de dire parce que j'ai pas eu beaucoup

de temps de parole. Monsieur le policier qui prônait fièrement

qu'il était

banlieusard, qu'il a peut-être un peu la même tête que

moi.

A priori, on pourrait être frères ou cousins,

peu importe.

Si on doit parler du terrain, alors moi aussi,

je me sentirais légitime de parler

du terrain. Du terrain, c'est en fait l'histoire de ma vie,

l'histoire de ma vie

avec ma tête d'Arabe. Moi, la police, je l'ai connue tout le temps.

Je n'ai jamais de ma vie tenu une quelconque action violente envers la

police. J'ai jamais défié l'autorité.

J'étais un peu le mec en général dans le groupe de dix, douze potes qui se font

contrôler. Je suis un peu le mec qui reste en

arrière, qui essaie toujours de

calmer le truc, calmer le jeu. Et pourtant, j'ai vraiment des dizaines,

voire des centaines d'expériences avec la police qui sont des expériences

violentes.

Mon Dieu.

Et donc j'ai besoin de parler de ce terrain aussi parce que c'est un terrain

que

vivent beaucoup de jeunes, bien avant les mouvements pour le lycée,

depuis des

dizaines d'années. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut bien

comprendre, c'est que

aujourd'hui, quand on est sur le terrain des

manifestations, et là, je vais parler

de ce que j'ai pu vivre hier, de ce que j'ai pu vivre les semaines

précédentes, de

ce que j'ai vécu lors de la manifestation contre le droit de tuer.

Il y a une chose qui est que les policiers sont des humains.

Vous êtes d'accord avec moi ? C'est des humains qui ont un cœur.

A priori, on est d'accord aussi. Et pourtant,

il y a des chiffres qui démontrent

que quand même, la majorité de ces policiers votent à

droite, voire à l'extrême

droite. Donc ça, a priori, les chiffres— non, mais.

Respectez-moi, s'il vous plaît.

C'est pas à vous.

Vous voyez, le problème de la société, c'est la stigmatisation.

On parle de racisme.

Je suis désolé si j'ai pu vous-

Faites la même chose qu'avec le racisme pour les policiers.

Arrêtez, s'il vous plaît. Sinon, on va pas arriver à avancer dans cette

société.

Mais il y a pas de galère. Moi, je vais avancer tout seul,

il y a pas de souci.

Mais en gros, vous ne nous représentez pas nous et vous

ne représentez pas les

policiers. Je ne m'attaque pas à vous

personnellement.

Si vous le prenez pour vous, il y a pas de-

Je vais donner une expérience hein, je vais pas...

Maintenant, ce que je vais vous dire comme expérience

du terrain, comme vous, vous

dites que l'expérience du terrain, c'est l'expérience la plus légitime.

Je vais donner la mienne. C'est que moi, quand j'arrive en manifestation, j'ai

l'impression d'avoir en face de moi une majorité de policiers qui sont des humains

avec un cœur, des convictions, des convictions politiques et du coup qui

sont

plutôt à droite, voire à l'extrême droite, face à un mouvement lycéen de gauche, a

priori non violent dans la majorité des cas.

Et pourtant, eux, ils sont là, calibrés, organisés, défendus par leur gouvernement.

Et donc pour moi, je vois un rapport de force qui est quand

même, comme le disait

Mathieu tout à l'heure, très alarmant, qui devrait nous concerner.

J'ai l'impression qu'on est en train de vivre sur ce plateau un truc un peu

dystopique, une sorte de test d'humanité, de voir comment vous réagissez face à des

enfants qui sortent dans la rue, qui se révoltent.

Pour moi, c'est pas des enfants.

Et ça-

C'est des jeunes, des adolescents. Mais il y a pas de souci.

Moi aussi, quand j'étais jeune, je me faisais contrôler cinq fois par

jour.

Et vous trouviez ça normal ?

Mais je vais pas. J'ai pas dit que je trouvais pas.

J'ai pas dit que je trouvais.

C'est pas normal.

Merde.

Blue Petet.

End of transcript · 755 words

iPhone app Translate videos on your iPhone Paste a TikTok, Instagram or X link, add subtitles in your language and save the video to Photos.

Read any video in your language

Paste a link from X, TikTok, YouTube or Instagram. You get a page like this one.

© 2026 TranslateMom Transcripts Sources Pricing Legal