Addressing Colonialism and Sovereignty in the Sahel
Que dire des crimes commis en Libye,
en Irak, en Palestine, au Liban,
à Cuba,
au Venezuela
et à notre Sahel ?
Le Sahel,
au nom de valeurs prétendument universelles et qui restent impunies,
ces crimes,
tandis que des nations souveraines sont menacées de sanctions
pour avoir simplement voulu décider
de leur destin. Excellence, messieurs les présidents,
mesdames et messieurs,
notre Sahel est en guerre.
Il est en guerre de libération comme une conspiration visant
sa récolonisation.
Ce qui se passe au Sahel n'est ni une simple rébellion armée,
ni une guerre de religion,
ni une fatalité issue de nos propres faiblesses.
Ce que d'aucuns appellent terrorisme dans notre région
est une ingénierie cynique de récolonisation
habillée des oripeaux de l'extrémisme.
Mais dont la motivation réelle
se trouve ailleurs,
dans la convoitise
d'importantes ressources
qu'Allah soubhanahou wa ta'ala
a mis dans nos sous-sols.
L'uranium du Niger,
l'or du Mali et du Burkina,
le lithium, le gaz, le pétrole
et tant d'autres richesses continuent de faire saliver les anciennes
puissances coloniales.
On veut nous faire croire que nous sommes incapables de gouverner, de nous
gouverner nous-mêmes,
de produire,
de penser et de nous défendre.
On veut nous convaincre que nous n'avons ni science, ni intelligence,
ni souveraineté pour bâtir quelque chose de précieux
par et pour nous-mêmes. Et qu'en conséquence donc,
nous devrions accepter la tutelle
de la France d'Emmanuel Macron et de ses alliés.
Une France qui agit bien souvent par l'entremise de ses proxys
locaux,
de réseaux et de complicités.
On a instillé depuis des siècles
l'autodépréciation,
la peur et la résignation.
On continue de vouloir mettre en conflit permanent des communautés qui,
depuis des temps immémoriaux,
vivent en harmonie
dans un même espace et qui ont créé des mécanismes
pacifiques,
des mécanismes pacifiques de règlement des différends,
la plaisanterie par cousinage notamment.
Cette entreprise perfide de déstabilisation du Sahel central,
conduite par la France avec la complicité active de
l'Ukraine, est désormais documentée,
très documentée.
Cette entreprise criminelle est démasquée dès lors que les élites militaires et
politico-médiatiques
qui la justifient au nom des intérêts de leur propre pays
ont elles-mêmes levé le voile.
Je le dis avec solennité
du haut de cette tribune : le Sahel voit,
le Sahel entend,
le Sahel retient
et le Sahel comprend bien les choses.
Notre Sahel est déterminé à défendre sa liberté,
ses ressources et sa dignité,
quels qu'en soient les prix.
Un peuple qui a décidé d'être libre ne peut être récolonisé
ni par la peur,
ni par la ruse,
ni même
par la violence
sauvage.
Mesdames et messieurs, au moment où je vous parle,
à nos frontières nord-est
se trouvent
les proxys
dirigés par cette France, appuyés par l'Ukraine
et deux autres pays.
Et vous comprenez de quels pays et auxquels pays je fais allusion.
Ces proxys sont
armés,
guidés,
conduits
sur le point d'attaquer nos positions militaires
et nos installations du pétrole.
Mais ils trouveront
ce qu'ils méritent en face, inch'Allah.
Excellence, mesdames et messieurs, pendant plus d'un demi-siècle,
l'uranium,
cette matière qui fait rêver, l'uranium du Niger a éclairé les
villes d'Europe tandis que les nôtres restaient dans l'obscurité.
Cette injustice a désormais pris fin. C'est terminé.
En juin 2025
passé,
l'État du Niger a repris le contrôle de sa Société des mines de l'Air.
Nos ressources sont désormais gérées par nous-mêmes
et pour nous-mêmes. Et le Niger entend commercialiser
son uranium sur le marché international en toute transparence et dans
le strict respect de ses obligations de non-prolifération des
armes nucléaires.
À un moment donné, vous avez entendu
cette France dire
que le Niger, en bande organisée, a volé son uranium.
Ce sont des histoires. En partant de chez nous,
ils ont tout débranché.
Le Niger a investi
une trentaine de milliards de nos francs
pour poursuivre
la production
avec
intégralement
des agents de maîtrise et des ingénieurs nigériens.
Pas un seul étranger.
Le stock actuel
appartient à notre pays, il n'appartient à personne
et nous le vendrons
à tout celui qui souhaite l'acheter
en toute transparence, comme je viens de le dire.
Nous croyons en des relations internationales fondées sur la
coopération,
la dignité, la souveraineté et le respect mutuel.
Notre conviction est qu'aucun pays, aussi puissant soit-il,
ne peut s'arroger le titre de gendarme du monde. Ça, c'est terminé.
Pour conclure,
le Niger
respecte le choix des autres
et demande à personne de partager les siens.
Il demande à chacun de le respecter.
Il entend exercer pleinement sa souveraineté sur ses ressources naturelles
et n'acceptera plus jamais
aucune restriction imposée de l'extérieur
à son droit souverain de choisir librement ses partenaires.
Ce droit
est inaliénable.
Il ne se négocie pas. Vive la coopération internationale,
vive la Confédération des États du Sahel,
vive la République du Niger.
End of transcript · 801 words