Support for Syria's Struggle for Freedom
Je veux dire ici l'émotion qui est la nôtre d'être, en effet,
de retour aujourd'hui en Syrie, à Damas avec vous.
Il y a l'histoire, bien sûr,
celle de votre pays au carrefour de tant de civilisations,
d'idées, de mouvements qui nous ont chacun façonné et permis
d'être ce que nous sommes au levant en Méditerranée,
en Europe aussi, tant nous sommes indéfectiblement liés
les uns aux autres.
Il y a notre histoire, plus particulièrement,
et celle des quinze dernières années,
au cours desquelles les Syriens ont montré à tous qu'un peuple
uni était invincible, qu'il menait une révolution de la
dignité et qu'il vaincrait quoi qu'il en coûte.
Il a fallu du courage à ceux qui, les premiers, à Dera,
Damas, Homs, Alep, et partout dans le pays,
sont sortis les premiers pour demander la chute du régime.
Il a fallu du courage et de l'audace à ceux qui ont fait
vivre le grand rêve d'une Syrie libre alors que le dictateur
précipitait leur pays dans l'abysse.
Il a fallu de l'abnégation à ceux qui ont tout perdu,
leurs enfants, leurs familles, leurs biens,
sur les routes de l'exil.
Et avec force, la France dit en ce jour hommage à eux,
hommage au peuple syrien tout entier.
Monsieur le Président, je sais la solitude des Syriens dans la
guerre, sous les coups du dictateur,
de ses milices, de ses alliés, des terroristes et des fanatiques
venus combattre ici à leurs dépens.
Il a fallu trop de temps pour en sortir.
Les Français le savent bien, les attaques terribles qui ont
endeuillé notre pays en 2015, puis en 2016,
ont été préparées en Syrie par des groupes terroristes qui ont
recruté trop de volontaires dans les jeunesses françaises,
européennes ou maghrébines.
Beaucoup ont commis ici et en France de graves crimes,
mais le pire aurait été de se résoudre au chaos.
La France a donc accompagné les Syriens de son mieux,
avec constance, contre l'ancien régime,
contre les terroristes, avec ceux qui les combattaient,
avec tous ceux qui pouvaient concourir à l'avènement d'une
nouvelle Syrie, du début jusqu'à la fin.
Aussi, Monsieur le Président, lorsqu'une nouvelle ère s'est
ouverte, la France a décidé, en conscience, de l'accompagner.
Et c'est dans cet esprit que je vous avais reçu à Paris le 7 mai
2025 pour votre première visite en dehors de cette région.
Je vous ai alors dit l'engagement de la France pour une Syrie libre
et souveraine.
Je vous ai dit combien nous étions à vos côtés sur ce chemin
de confiance, où il y avait, vous le saviez,
beaucoup à faire.
Et j'avais pris l'engagement de venir, et je suis là.
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