La fondatrice de Levantin répond aux menaces après son avis sur la France
À quel point il faut détester la France pour faire ce que vous avez fait hier.
J'ai publié une vidéo et je parlais arabe.
J'ai parlé de ça sur ma page, pas ici.
Parce que la dernière chose que je voulais faire, c'est mixer mon
business avec mon avis personnel.
J'ai reçu des milliers, je n'exagère pas, des milliers de
messages de haine, d'insultes. J'ai même été
menacée. Les gens font des campagnes pour boycotter
Levantin. Je vais vous dire un truc.
Sur ma page de Levantin, que j'ai créée ici à
Strasbourg et que je considère une marque française, je le
dis et en français, je suis libanaise.
Je suis née ici, oui, j'ai fait mon business ici,
j'ai fait des études, j'ai
accouché mes enfants, mais je suis libanaise.
Je vis en France parce que j'aime la France.
Mais si vous allez me menacer, je vous le dis,
ne venez pas manger chez moi.
Ne venez pas acheter mon pot de zaatar.
Si vous allez me dire que si j'ai dit qu'on n'aime pas
la France quand on casse la France, ça vaut le coup de venir me casser mon
local et de me menacer. Je vais répéter mon avis.
On ne peut pas aimer un pays et le casser. On ne peut pas.
Quand on me traite de traître, quand on dit qu'on va venir casser mon
local. Hier, j'ai eu peur en fait, la nuit.
Je suis partie pour être sûre que les alarmes étaient allumées.
Je sais pas pourquoi. Juste parce que j'ai dit mon avis ?
Et ben, je le dis et je le dis en français aussi.
C'est pas logique de considérer qu'on a
un droit de casser dans un pays qui nous accueille.
Même si je suis née là, même si je vis ici, pour moi, la
France, c'est le pays qui m'a accueillie.
Et oui, je vais vous le dire, ça, ça s'appelle une opinion.
Et jamais, jamais, jamais,
je souhaiterais du mal à la France. Jamais.
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