Arabes patriotes et extrême gauche : critique des discours victimaires
L'extrême gauche, elle n'aime pas les Arabes comme Najwa,
elle a été
émancipée. L'extrême gauche, elle, elle, elle, elle, son
gagne-pain, c'est l'Arabe victime, l'Arabe qui pleure,
l'Arabe qui considère que ce pays est structurellement raciste,
islamophobe, l'Arabe qui met en avant le passé colonial
de la
France. Un Arabe qui dit : Mais moi, j'aime ce pays.
Je suis reconnaissant de ce qu'il a offert à mes parents.
Je suis patriote, je suis prêt à le défendre.
Je m'y sens bien.
C'est un pays universaliste. C'est un pays qui permet la laïcité.
C'est un pays où vous pouvez quitter l'islam sans vous faire tuer.
C'est un pays où vous pouvez être homosexuel sans risquer la prison.
C'est un pays où vous pouvez être une femme libre sans risquer le tribunal.
Eh ben cet Arabe-là, émancipé et patriote, il est le contraire.
Il est, il est l'adversaire de cette extrême
gauche qui a besoin.
Et ces gamins, je ne, je ne les excuse pas,
je ne leur pardonne rien, mais ils sont
aussi le fruit et le résultat de discours victimaires sur lesquels de-des
élus blancs, pardon, je le dis, qui ont mis leurs propres enfants à
l'abri, sont allés voir les enfants des Arabes et
des Noirs dans les quartiers pour
leur dire : Toi, l'Arabe, toi le Noir, quelle que soit l'ampleur de ton
effort, quelle que soit l'étendue de ton travail,
tu es condamné à
l'échec parce que ce pays ne t'aime pas, parce que ce pays te déteste, parce
que ce pays est islamophobe. Et pendant que leurs enfants à eux étaient
dans les
écoles privées, dans les quartiers qui vont bien,
ils sont allés casser des
discours victimaires sur les Arabes qui étaient dans les écoles des quartiers
pourris. Et ils en ont fait, pour une partie d'entre eux,
des délinquants qui
détestent la France. Donc moi, j'en veux autant au gamin de Trappes ou de
Saint-Denis qui est venu caillasser des magasins qu'à Clémentine Autain ou Danièle
Obono qui pendant dix ans, pendant quinze ans,
leur ont mis du poison dans la
tête.
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