Testimony on Terrorism and Conflict
D'abord, je voudrais, je voudrais
demander, euh, remercier, euh,
cette bonne volonté de
penser à nous,
à se souvenir de ce qui s'est passé.
Même qu'en France maintenant, vous avez des autres choses qui vous
tribulent.
Je crois que c'est vraiment, ça nous donne honneur
à savoir que vous pensez à nous. Nous, on n'a pas cessé de
penser à ça pendant
trois ans.
Je veux demander demain, d'abord, d'abord avant tout, de
ne pas appeler les terroristes,
les
mal élevés du Hamas. Vous les
appelez, euh, combattants. Vous les appelez
hommes armés. Vous les appelez commandos.
Mais
il n'y avait pas seulement ça. Il y avait une grande population qui
venait en
bicyclette, à pied, avec des ânes,
pour prendre tout ce qu'ils pouvaient.
Ils ont égorgé,
ils ont violé et ils ont envoyé des photos,
comment ils violent. J'ai vu moi-même des terribles
choses. Moi, j'étais au téléphone à six heures trente
puisque à six heures vingt-neuf, j'ai entendu qu'il y a quelque chose.
Mais les alarmes, on est habitué. Donc j'ai téléphoné à Carmela
et
naturellement à mon frère. Et puis elle était
très très très terrorisée, mais elle ne comprenait pas ce qui se
passait.
J'ai parlé avec Hadas, la femme, l'ex-femme de
Calderon, de Ofer. Elle était, elle avait très très peur.
Elle savait que ses enfants étaient avec leur père.
J'ai parlé avec
Rotem, un des enfants.
C'était terrible. C'était incroyable. Depuis, on a changé.
J'ai, j'ai...
C'est important de ne pas oublier, mais c'est important de savoir
exactement, parce que je sais très bien que
pendant la guerre, Deuxième Guerre, quand les Américains,
les Français et les Anglais ont bombardé
Berlin,
on n'a pas accusé les Français et les Américains.
Israël a bombardé et détruit Gaza.
C'est terrible. C'est terrible.
Et ce que je veux dire, même dans ce sujet,
j'espère encore,
même si je suis terrorisé maintenant,
mais pas parce que je suis terrorisé, qu'on doit
faire la paix avec
nos ennemis. On doit faire la paix, mais pas avec le Hamas.
Pas avec eux. Eux, ils étaient vraiment
atroces, fanatiques.
Et peut-être d'un côté, il ne faut pas oublier qu'ils
nous rappellent les fanatiques juifs aussi.
Ceux-là aussi, je ne peux pas dire que je suis calme.
J'ai encore des rêves, des rêves qui me
réveillent. Je me sens courir dans Gaza, mais je suis
fait
en Lego dans mes rêves. Donc j'ai pas mal,
mais je me réveille
et c'est terrible. Et la vérité, c'est que personne de,
de ceux que je connais, pas seulement de ma famille,
ne s'est pas rétabli. Ils ne voient pas la
lumière. Ils ne voient pas la
possibilité de
revenir à une vie,
je peux pas dire normale, mais
assez normale. Ils ne peuvent pas.
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