Political Debate on Student Protests

Pardon, c'est quoi si ce n'est pas une crise

politique ?

Les délinquants, les casseurs.

Non mais d'accord. Non mais vous faites comme si c'était

déconnecté en fait.

Oui.

Et bien vous avez tort.

Oui. Moi, je déconnecte. Moi, je déconnecte votre fille qui manifeste un

samedi après-midi, je la déconnecte votre fille de ces

casseurs.

Je vous dis juste que ça s'installe.

Pardonnez-moi madame Thévenoud, je vous ai écouté tout à l'heure ressortir

votre

loi sur les mineurs alors que le ministre de l'Intérieur a dit qu'il s'agissait

majoritairement de majeurs.

Je vous ai, je vous ai, je vous écoute.

Pardonnez-moi madame Thévenoud, je vous écoute et j'ai du mal à garder mon

sang-froid hein. Parce que franchement, ça fait dix ans, ça fait, ça fait dix

ans. Je ne sais absolument pas ce que je viens

de dire si vous écoutiez.

Mais le problème de la Macronie, vous voyez madame,

c'est qu'ils n'écoutent pas,

ils font la leçon. On a vu aujourd'hui tout à l'heure,

ça fait dix ans que vous

êtes au pouvoir madame. Ça fait dix ans que vous êtes au pouvoir.

Il y a un moment, je ne comprends pas même comment vous vous

permettez de dire quoi

que ce soit sur comment. Comment vous pouvez dire quoi que ce soit

sur le Premier

ministre qui est comme ci comme ça.

Vous faites partie de, de la même vague hein euh,

saumâtre dans laquelle nous sommes et qui a mis le pays depuis dix ans à genoux.

Et vous êtes là. Pardonnez-moi, vous êtes sur ce plateau en train de nous

faire

une leçon de vertu. Mais je ne comprends même pas.

Mais attendez, Dilemme, ne venez pas m'interrompre,

elle est marrante.

Je comprends même pas qu'on continue à donner la parole à la Macronie.

Quand je vois le Premier ministre qui est en train de dire, en train de dire

des, des choses totalement-

Moi, je suis une politique, on m'invite, je viens.

Eh bah écoutez, parce que vous n'êtes pas payée, vous,

en tant que politique.

Ben là, moi, j'aurais peut-être aimé.

Bah écoutez, soyez ailleurs.

C'est trop facile, madame Saporta. C'est trop facile de faire ce que vous

faites.

Mais parce que-

L'une après l'autre.

Non mais engagez-vous et venez, venez défendre le budget à l'Assemblée

nationale.

Venez faire des propositions. C'est trop facile de s'asseoir sur un

fauteuil et de

commenter à longueur de journée.

Et vous faites quoi, vous ?

Prenez, prenez votre risque et venez vous engager.

Qu'est-ce que vous faites ?

Je m'engage, en fait.

À parcourir la France.

Mais c'est trop facile.

Ah c'est ça. Bah ça fait dix ans que vous parcourez la

France.

Quand il a fallu mettre la place le quoi qu'il en coûte, vous étiez bien contente.

Ah oui, j'étais bien contente. Et bien sûr, j'en ai profité,

je m'en suis mis plein

les poches. Mais vous dites n'importe quoi.

En même temps.

Non, quand il a fallu aussi étudier, écouter les étudiants, on était là pour le

faire. Mais quand vous êtes en train de dire que

répondre aux casseurs, c'est

répondre aux étudiants, ça n'a rien à voir madame Saporta.

Vous n'écoutez pas. Vous n'écoutez pas. Et c'est vraiment le problème.

Si vous voulez, moi, j'étais la première.

Mais vous n'écoutez pas et vous n'écoutez personne.

C'est le problème de la Macronie, c'est que en fait-

Vous faites de la leçon morale, je ne sais pas ce qu'on attend.

Ça fait des semaines que ça dure ce mouvement étudiant.

Vous essayez juste de faire une capsule et du buzz, ça n'apporte rien.

Alors, il n'y a pas de capsule sur LCI, madame.

Donc vous voyez, vous, comme quoi vous dites vraiment que des

billevesées.

Donc ça fait des semaines en fait, qu'il y a des moyens, qu'il y a des-

Les gens attendent des réponses.

Mais vous n'en avez pas.

Mais si, j'en ai proposé.

Vous voyez bien dans quel état est la France.

Madame, mais comment vous osez encore faire des

leçons de vertu ?

J'ai proposé des choses.

En ayant des résultats aussi médiocres.

Madame Saporta.

Mais si on le fait en fait.

Prisca Thévenot.

Personne ne vient en compte la Macronie.

Vous n'écoutez pas alors.

Mais non. Vous non plus, vous n'écoutez pas.

Madame Saporta, j'ai proposé trois choses très concrètes.

Renforcer les moyens de police et d'assurer la sécurité des

bâtiments.

Ça a bien marché.

C'est ce qui a été-

Remarquable. Bravo. Alors, ça a été. Ça a été pris.

Mais moi, je suis d'accord, ça n'a pas marché.

Mais vous faites partie de ce monde. Vous faites partie de ce monde.

En même temps. Mesdames, pas en même temps,

parce que c'est passionnant.

Dix ans, vous êtes au pouvoir. Mais comment vous osez encore ouvrir en

fait la bouche quoi ?

Pardon ?

Mais je comprends même pas. Moi, j'aurais honte,

mais je me couvrirais de cendres

tellement j'aurais honte à la place de la Macronie.

Prisca Thévenot, je voudrais-

Vous continuez à nous faire la morale.

Je voudrais Prisca Thévenot-

C'est génial. C'est génial.

Non mais Prisca Thévenot.

C'est vous qui l'êtes, madame.

La colère d'Isabelle Saporta, vous avez déjà été confrontée.

Non, mais j'aimerais que vous répondiez. Isabelle, laissons-la répondre un instant.

Merci beaucoup. Non, simplement trois propositions.

Là, il faut éviter une nuit supplémentaire.

Vous pouvez dévorcer toute votre haine sur moi, très bien.

Ça n'apportera aucune solution à celles et ceux qui commencent à avoir peur pour ce

soir et qui attendent des solutions par rapport aux débris et aux vols et aux

pillages qu'ils ont reçus ce week-end.

Et donc c'est bien de crier, ça n'apporte rien.

Moi, je dis simplement trois propositions et

j'attends votre retour sur ces trois

propositions. Et ensuite, on pourra discuter peut-être sur le fond.

C'est ça que les gens attendent. Première chose,

apporter plus de moyens et faire

revenir celles et ceux qui sont en congé dans nos forces de l'ordre, c'est d'abord

ce qu'ils demandent eux-mêmes. Et faire en sorte que les biens privés et

publics

puissent être protégés par du statique par les militaires.

Deuxième chose, faire en sorte qu'il puisse y avoir des

sanctions appliquées

directement. Madame Saporta, vous m'écoutez pas,

vous êtes en train de bien écrire

votre téléphone.

Ça m'intéresse pas.

Alors que je vous parle et je vous réponds.

Ça, ça m'intéresse pas. Parce que comme, comme ça fait quinze fois que vous

racontez les mêmes choses qui n'ont aucun sens, ça m'intéresse pas.

Mais allez-y, ça intéresse sans doute Éric et Paul

Meulin donc-

Moi, ça m'intéresse.

C'est, c'est lunaire.

Oui mais-

C'est un manque de respect, mais c'est pas grave.

Non. Cette colère

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