Analysis of Lindsay Clancy Trial
Le procès Lindsay Clancy est un spectacle et le scénario a été
recyclé. Vingt-quatre janvier deux mille vingt,
Deirdre Morley, infirmière,
tue ses trois enfants.
Vingt-quatre janvier deux mille vingt-trois, Lindsay Clancy, infirmière,
tue
les siens. Trois ans plus tard, au jour près, deux garçons, une
fille dans les deux cas. Connor, Darragh, Carla.
Cora, Dawson, Callan. Même les noms se ressemblent et ont les
mêmes
initiales. CDC, les trois lettres de l'agence américaine
de santé
publique. Même méthode : étranglement.
Le mari n'est pas là, la mère tente de se tuer et la défense
plaide
maladie mentale. Morley est irlandaise.
Le nom Clancy est aussi d'origine irlandaise.
Des centaines de femmes arrivent habillées en rose, forment des cercles, se
tiennent la main. Elles parlent de libérer leur lignée
ancestrale.
We are freeing our ancestral bloodline by coming together for
Lindsay Clancy.
Et font le lien avec le procès des sorcières de Salem.
We are back in 1692 in the Salem witch
trials.
Regardez leur excitation.
The rise of the matriarchy is here. Maybe we're all a little witchy.
On est parti d'un triple meurtre d'enfants.
On arrive à une tendance TikTok.
Une cagnotte pour ses parents vise trois millions de dollars et l'image ressemble à
une cérémonie Eyes Wide Shut.
Au même moment, Hollywood sort le film Magie pratique qui
parle de
lignées de sorcières, magie ancestrale, union des femmes avec le
slogan : c'est la saison des sorcières.
Donc on a Lindsay au tribunal, Sandra Bullock à l'écran.
Deux visages d'un même archétype.
La sorcière n'est plus condamnée, elle est célébrée.
Et la culture populaire prépare ça depuis longtemps.
Le message est clair : détruire la maternité, la famille et
présenter ça comme une libération.
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