Tribute to Fidel Castro and Cuba's Legacy
Comment oublier?
Comment oublier
qu'à chaque lutte menée par les nôtres, victoire ou défaite,
mais tant de défaites,
c'est à Cuba
que les torturés, les emprisonnés, les battus
allaient reconstituer leurs forces,
être soignés
après avoir été aidés de toutes les façons possibles auparavant.
Telle est Cuba dans notre souvenir et dans la mémoire que nous
portons à Fidel.
Cuba, si petite.
Cuba,
si envahie, encerclée. Cuba, toujours
présente, la première à l'appel de Fidel.
Chaque fois qu'il y a un tremblement de terre, un ouragan, une tornade,
qui sont les premiers arrivés ? Les médecins cubains.
Toujours.
Quand enfin la vague démocratique a commencé à passer sur l'Amérique
latine,
alimentant la révolution bolivarienne,
la révolution citoyenne de l'Équateur,
Lula,
Mujica, Kirchner, Castro.
¿De dónde salía el fuego sino de
Cuba? Por la mental y el corazón
de Cuba. ¿Quién hizo la misión El Milagro
sino los cubanos de nuevo?
Rendant la vie, la vue
à plus de cent mille personnes au Venezuela, dont
personne ne s'occupait avant que Chávez ne demande l'appui de Cuba
pour soigner ces malheureux. Qui peut oublier les
colonnes immenses d'Indiens passant par l'Antiflano pour entrer
en Bolivie, où se trouvaient les médecins cubains pour
guérir de la
cataracte tous ceux que tout le monde avait abandonnés auparavant,
avant qu'Évo Morales appelle à s'occuper d'eux.
Voilà ce qu'est Cuba.
Survivre, mener la lutte jusqu'au bout,
rester digne
de la mission qui vous a été confiée.
Nonobstant six cents tentatives d'assassinat
contre Fidel.
Fidel a fait des erreurs, oui, Fidel a fait des erreurs.
Tout le monde fait des erreurs, mais tout le monde n'est pas Fidel.
Fidel, voici la cohorte des opprimés et des
humiliés des deux
continents qui t'escortent dans ta dernière marche.
Ceux de l'Amérique latine, intellectuels brillants, ouvriers et
paysans martyrisés, ceux de l'Afrique, pour laquelle
aussi Cuba s'est dévouée.
Fidel,
voici
la cohorte qui avance dans la nuit.
Voici Patrice Lumumba, voici Thomas
Sankara,
voici Salvador Allende.
Voici les paysans,
les Indiens,
les travailleurs,
les ouvriers de tous les pays qui regardent vers l'horizon où
tu n'es plus, mais où tu t'avances avec ces ombres
terribles.
Fidel,
demain n'était qu'une promesse aussi longtemps que tu étais là.
Fidel.
Fidel marche au ciel. Et voici
l'épée de Bolívar qui marche devant
lui. Alerte, alerte. Voici
l'épée de Simon Bolívar
qui marche sur l'Amérique latine. Alerte, alerte.
Voici la liberté
dont Fidel était le serviteur qui marche devant nous.
Et voici nos pas, juste lourds, juste inquiets et juste
distraits, tristes, les pas de ceux qui marchent vers
cet horizon d'une humanité libérée et qui acceptent
parfois les erreurs qu'il faut pour se relever et aller plus
loin sans cesse, sans jamais céder.
Gloria Fidel.
Gloria.
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