Cloud Seeding Techniques and Effectiveness
Faire pleuvoir ou limiter les intempéries, ça ressemble un peu à un délire de
savant fou. Et pourtant, une technique est déjà utilisée,
figurez-vous,
surtout dans des pays euh, arides comme l'Arabie Saoudite,
par exemple.
Mais la France est également concernée.
On appelle ça l'ensemencement des nuages. Alors, en quoi ça consiste ?
Et surtout, est-ce efficace ? Regardez les réponses avec Pierre Galacio,
Iker
Zavala et Antoine Zylberman.
Accrochés à cette aile d'avion, ce ne sont pas des missiles,
mais des tubes
remplis de produits chimiques pour tenter de provoquer la pluie.
Partout dans le monde, des États-Unis à l'Asie,
de plus en plus d'avions se
mettent à chasser des cumulus avec un seul objectif : y larguer
un mélange de molécules de sel. Leur rôle
? Stimuler la vapeur d'eau du nuage pour
accélérer la formation des
gouttes de pluie et donc provoquer une averse.
Dans la course pour transformer ces gros nuages en arrosoirs géants, ce sont
les Émirats arabes unis qui sont en pointe.
Là-bas, des drones commencent à être utilisés par
le très sérieux département
de l'augmentation de la pluie.
Pour le moment, les drones servent seulement à de la
recherche scientifique.
On estime que notre technique de stimulation des nuages augmente la
fréquence des
averses de dix à vingt-cinq pour cent.
Et on pense vraiment que plus de pluie nous permettra d'avoir plus d'eau douce à
l'avenir.
Obtenir de l'eau potable ou lutter contre la sécheresse, comme ici en
Chine par exemple, où les nuages aussi sont parfois bombardés
de
sel. Et puis, d'autres pays comme la Thaïlande s'en
servent
également en cas de forte pollution atmosphérique.
La pluie permet en effet d'améliorer la qualité de l'air.
Mais ces technologies restent très aléatoires et leurs résultats, presque
impossibles à prouver scientifiquement.
C'est surtout l'expérience qui permet d'y croire, nous
assurent ces agriculteurs du Vaucluse.
On ouvre la valve.
Et oui, en France aussi.
Et on allume.
Et depuis des dizaines d'années, on tente de stimuler les nuages.
Cette machine propulse des particules d'iodure d'argent dans le ciel
en cas d'alerte à la grêle pour protéger les cultures en réduisant la taille des
grêlons à la source, pour que seul de la pluie tombe.
Oui, oui, j'y crois parce que ça fait vingt-six ans
que j'en ai une.
En vingt-six ans, j'ai eu trois fois la grêle.
C'est pas cent pour cent d'efficacité,
mais on arrive quand même à sauver de la récolte.
Une seule machine ne suffit pas. Dans le Vaucluse et les départements
voisins, il y
en a au total cent soixante-dix-sept.
Tous les points bleus représentent le positionnement d'un générateur.
Un réseau suffisamment dense et qui a particulièrement fait ses preuves au mois
de
juin, selon l'association qui s'en occupe.
En extérieur de réseau, à cinquante kilomètres de nos derniers
générateurs, la
grêle est tombée de manière assez drastique.
Chez nous, ça a été extrêmement limité.
Reste une certitude, pour qu'il pleuve, il faut des nuages.
Et pour l'instant, leur usage est libre.
Chaque pays peut essayer d'en faire ce qu'il veut.
La ru--
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