Street Conflict Between Truck Driver and Local
Je me suis battu avec un daron rebeu au travail.
Ouais, je sais qu'il y en a beaucoup me diront
non, les darons, faut pas les
toucher. Mais je suis désolé hein. Des fois, ça va trop loin.
Il se passe quoi ?
Pour ceux qui savent, moi, je suis chauffeur poids lourd.
Là, j'étais en livraison en ville.
Ça veut dire que quand je livre en ville, je dois me mettre dans des emplacements
livraison. Maintenant, j'arrive dans un emplacement livraison
près des
éboueurs. Je crois qu'ils étaient en train de faire
leur marché tout ça, ils
nettoyaient tout ça et tout. Je me mets à l'emplacement livraison,
le daron rebeu,
il commence à m'appeler. Il m'appelle, il me dit: Eh,
tu te mets pas ici là, il y a un camion, il arrive là-bas.
Mais genre en mode plus agressif, genre vraiment agressif, genre,
il m'a parlé
comme si j'étais du caca. Il m'a dit: Tu te mets pas là, tu te mets pas là,
tu te
mets pas là. Il me dit: Bouge, bouge le camion, bouge, tu te mets pas là.
Moi, je vois, il me parle comme ça, vous me connaissez. Moi, je réponds pas.
En fait, c'était-- j'avais deux options.
Soit je lui répondais mal ou soit je lui répondais pas.
Maintenant, j'ai choisi l'option de pas lui répondre.
Ça l'a encore plus énervé.
Donc, je lui réponds pas. Je déplie mon hayon et je commence à me
préparer à sortir
la marchandise. Qu'est-ce qu'il fait ?
Il me fait: Eh, tu vois pas, je te parle, tu vois pas, je suis en train de te
parler.
Je lui dis: Tu parles à qui ? Moi, j'ai l'air d'être ton fils, moi ?
Tu parles à qui ? Il me dit: Tu mets pas le camion, tout ça.
Je-- en fait, je lui fais comprendre que la place
livraison, c'est pas titré.
Il vient, il déboule, mais en mode quand je vous dis,
il déboule, il arrive grave
rapidement, genre tu vois. Et genre, il arrive en mode, il allait--
ça veut dire,
je le pousse, je lui dis: Eh, garde tes distances.
Je le pousse, je lui dis: Garde tes distances, t'as vu ?
Il commence à m'insulter FDP, tout ça.
Je lui dis: Ouais, vas-y, insulte-moi, FDP, tout ça.
On commence à s'attraper, tout ça, on s'attrape et tout.
Et dès qu'on allait se mélanger, il y a des-- il y a un rebeu, il est venu,
il a
commencé à séparer. Il m'a dit: Frérot, calme-toi, tout ça,
c'est un daron et tout.
Le rebeu, il est en train de séparer maintenant.
Lui, il est en train de m'insulter FDP et tout.
C'est-à-dire, moi, je sers, je commence à l'attraper, tout ça,
on s'attrape et
tout. Et vas-y. À un moment, on se lâche. Et qu'est-ce qu'il fait ?
Il commence à mettre benda genre. Vous connaissez ce délire-là.
Il partait pour récupérer une arme, un couteau, un truc et tout.
C'est-à-dire, moi, tu me tournes le dos alors que là,
on allait se bagarrer.
C'est-à-dire, moi, dans ma tête, je me dis: En fait, toi, t'es un fou,
tu vas aller
récupérer un que-tru, tu crois moi, je vais rester comme ça sans rien faire ?
Jusqu'à tu reviennes, ça veut dire, je l'ai coursé. L'autre rebeu,
il me course.
Il me dit: Frérot, arrête, arrête et tout.
Je le course, il est dos à moi, je lui saute dessus, pa !
Comme ça, étranglement, je le mets au sol, je commence à l'étrangler.
Mais je commence vraiment à l'étrangler.
Ça veut dire, il arrivait pas à se débattre,
il essayait tout ça et tout.
Maintenant, il y a full up de rebeus, ils viennent.
J'ai cru, ils allaient me sauter sur le coup
tellement, ils ont déboulé.
Ils m'attrapent tout ça, ils attrapent, ils at-- ils attrapent le tonton, ils nous
séparent tout ça et tout. Ils disent: Les gars, arrêtez tout ça.
On était en pleine rue hein. On était en pleine--, c'était la honte.
Maintenant, on se lâche. Il dit: Ouais, FDP, FDP, FDP, FDP.
Il prend dans son tirpal là, il l'ouvre, il veut récupérer un truc.
Les autres, ils lui disent: Arrête tout ça, arrête.
Il continue à m'insulter.
Je lui dis: Écoute, viens, on va derrière sans personne et y a pas de
galère.
Il continue à m'insulter, il m'insulte, il m'insulte en arabe et tout, vas-y
tranquille. Maintenant, il y a des voitures qui s'arrêtent.
Il y a un timale, il était là, il était en train de guetter.
Je sais pas s'il voulait intervenir ou quoi.
Et derrière, il y a une dame, parce que du coup, la route,
elle bloquait.
Elle vient, elle dit: Ouais, monsieur, il faut bouger tout ça.
Il lui dit: Kouya mamao
. Bref, maintenant, vas-y. Les les refrés, ils commencent à me dire: Frérot, vas-y,
continue ton taf, le calcule pas tout ça, le calcule pas.
Mais il continue à m'insulter hein. Il a insulté ma mère tout ça et tout.
Je lui dis: Regarde, frérot, t'es musulman, t'es un daron, t'es là,
t'insultes ma
mère comme ça. Ma mère, elle t'a fait quoi ? Elle t'a fait quoi,
ma mère ?
Donc ça veut dire que moi, je continue mon taf et tout.
Je monte sur le hayon et un frérot, il me dit: Eh, le calcule pas.
Je monte, wallah, je ne parle pas, je ne le regarde pas.
J'entends, il crie: Ya kelb, ya kelb, ya kelb.
J'ai sauté du hayon comme Mario, wallah, j'ai sauté du hayon, j'ai couru.
Les frérots, ils ont commencé à dire: Frérot, arrête.
Je faisais: Lâche-moi tout ça et tout.
Je viens vers lui, je lui dis: Frérot, viens, on va derrière.
Viens, on va derrière. Il m'a insulté en arabe, il m'a insulté.
Les frérots, ils étaient trop, je pouvais pas.
Je pouvais pas, c'était mort et j'avais la rage.
Il m'insultait tout ça.
Ils m'ont dit: Frérot, s'il te plaît, le calcule pas, ne l'écoute pas.
Maintenant, je retourne et je dis: Frérot, c'est mieux.
De toute façon, tu vas même pas réussir à l'attraper
tellement, ils sont nombreux.
Maintenant, il y a un frérot, il vient, il commence à me dire: Mon frère, wallah,
ça vaut pas la peine. Ton travail, déjà, il est dur.
T'as vu, là, vous allez vous battre. Peut-être, il y en a un,
il va perdre la vie.
Moi, j'ai perdu mon frère d'un cancer il y a
quelques jours.
J'ai pas envie de voir des gens mourir. Il commence à pleurer. Moi, je vois ça.
Il est en mode, il me fait un rappel.
Wallah, ça m'a fait-- ça m'a tellement touché genre sur le coup,
je me suis dit: Ça
y est, je vais pas me bagarrer. Il me dit: Frérot, je vais t'aider, t'inquiète.
Ça se voit que t'as l'air d'être un bon, ça se voit, t'es un bon, tout ça.
Je vois ton visage, ça se voit, t'es un bon et que t'as rien provoqué tout
ça.
T'inquiète, viens, je t'aide à décharger.
Il m'a aidé à décharger et ensuite, il me dit: Le calcule pas,
finis ton taf et
ça sert à rien. Il me dit: Frérot, wallah, on s'est fait un câlin, frère.
Wallah, il m'a embrassé tout ça, on s'est fait un câlin.
Je dis: Frérot, force à toi, wallah, t'es un brave, qu'Allah te préserve.
Maintenant, quand je commence à retourner dans le
camion, je vois l'autre rebeu-là,
il est en train de me fixer comme ça. Et je le vois, il est comme ça.
Wallah, je l'ai regardé avec un sourire.
Je suis remonté dans mon camion, je suis parti.
J'ai dit: C'est mieux, t'as vu, il y en a, ils parlent, ils t'insultent.
C'est des darons, mais ils vont t'insulter, frère.
Ils t'insultent. Vas-y.
Wallah, les trucs comme ça, les gars, ça sert à rien, je vous mens pas.
Ça sert à rien. Ça sert à rien parce que là,
ça aurait pu finir mal.
S'ils avaient pas séparé, j'aurais pu l'enclencher. Et vas-y, frère.
Moi, j'aimerais pas qu'un jour, mon daron, il se fasse mélanger par un jeune, même
s'il a provoqué. Vous voyez ce que je veux dire ?
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