Student Advocacy for Educational Rights
Je m'appelle Seydou, je suis euh lycéen, j'ai dix-sept ans, je suis au
lycée Charles de Gaulle de Rosny-sous-Bois.
C'est des revendications qui en réalité en sont même pas, devraient être juste des
formalités ou je dirais plutôt des droits.
Par exemple ne pas être quarante dans des classes, ne pas se retrouver
sans prof dans certaines spécialités et devoir aller s'exiler dans un lycée
à l'autre bout du monde parce qu'on n'a pas la spécialité de son choix.
Au niveau de l'enseignement également à certains moments, on peut se retrouver
avec des profs qui sont sur leur première année.
Les profs aussi sont pas dans certaines conditions.
On sait que le métier de professeur devient de moins en moins attractif parce
que
mal considéré, mal payé. Alors que professeur,
c'est l'un des meilleurs métiers du
monde. C'est le métier dans lequel on éduque,
on est dans l'apprentissage, on est
auprès des plus jeunes. L'espoir, il est, il est tout le temps présent.
J'aimerais bien dire que mon espoir, c'est le changement, mais en réalité, on
n'attend plus grand-chose de la bande qui est en train de gouverner actuellement.
Il leur reste quelques danses et puis ils s'en va.
Donc en réalité, on attend vite de passer à autre chose.
Mais le but c'est de dire que en fait, on s'est rendu compte depuis un certain
moment que ce qui se passait, c'était pas normal.
Maintenant, on décide de se mobiliser et tant que rien
ne changera, ça ne
s'arrêtera pas. En réalité, il y a des revendications qui sont claires
et prendre
les violences qu'il y a, etc. Certains, certains feux qui ont été allumés pour
couvrir le reste de toutes les demandes qu'on fait,
c'est totalement ridicule et ça
marchera pas. Leurs craintes, elles sont légitimes quand on voit la
violence de la
police aujourd'hui et en réalité, pour exercer un simple droit qui est celui
de la
manifestation et de la contestation, on peut finir édenté ou alors éborgné.
Donc, je peux comprendre, mais il y a un point sur lequel il faudra
jamais
rechigner, c'est que quand on se bat, quand on manifeste pour avoir
des droits qui sont fondamentaux, le droit à l'éducation,
mais l'éducation dans la
dignité, en réalité, il y a rien qui prévaut au-dessus de ça.
Et si il faut se retrouver dans certaines situations, malheureusement, parce
qu'on est à l'abri de rien, surtout quand monsieur Nunez donne carte
blanche aux
policiers pour faire absolument ce qu'ils, ce qu'ils veulent, et bah, il faudra
passer par là malheureusement. Mais en tout cas,
c'est nécessaire de ne jamais
s'arrêter. Parce que tant qu'on continuera à mollir,
tant qu'on continuera à
reculer, en réalité, c'est les mêmes politiques d'oppression
qui sont là depuis des
années qui continueront encore, qui continueront encore pendant des
années.
Il est très bien. Regardez la vie. Regardez la future mère de Romy.
On va se mobiliser tous ensemble. Il en faut plein. On est trop fier de toi.
Merci.
On a dégalé.
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