Critique of European Union Policies

Merci Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre canadien,

Madame la présidente von der Leyen.

À vous entendre chaque année glorifier votre bilan, l'Europe serait toujours à la

veille d'un nouveau départ.

Pourtant, à écouter nos concitoyens, elle est surtout arrivée au bout

d'un système.

Car il y a désormais en deux mille vingt-six deux Europes.

Il y a l'Europe de ceux qui écrivent les normes, des bureaucrates qui gaspillent

l'argent public et qui inventent les taxes de demain.

L'Europe qui prévoit d'augmenter ses dépenses de personnel de quarante pour

cent

et celle des jets privés pour les commissaires européens de cinquante pour

cent.

Et puis, il y a l'Europe de ceux qui doivent payer.

L'Europe de ceux qui doivent payer leur essence à bientôt deux virgule cinquante

euros le litre en France, leur chauffage et leur ticket de course

dont les

montants sont toujours plus élevés.

L'Europe de ceux qui travaillent toujours plus pour gagner toujours moins.

Voilà en quelques mots le véritable état de l'Union européenne.

Demain, avec votre fameux règlement dit ETS deux,

vous

envisagez concrètement de renchérir encore le prix des carburants de quinze

centimes supplémentaires par litre.

Derrière ce sigle, imbitable pour beaucoup de nos

concitoyens et un matraquage insupportable des classes moyennes et

populaires, votre politique a une réalité très simple

: la vie

toujours plus chère pour nos concitoyens.

Avec vous, l'ouvrier qui fait quarante kilomètres

pour travailler, l'artisan

qui remplit sa camionnette, la famille rurale qui n'a ni métro ni

tramway, ne sont bons qu'à une seule chose : payer,

encore

payer, toujours payer.

Et malheureusement, votre Europe ne nous coûte pas seulement

plus cher chaque

année. Elle nous protège aussi de moins en moins.

Cet été, à Ceuta, des dizaines de milliers de migrants ont

franchi

illégalement en quelques heures une frontière européenne.

Ceuta est espagnole et doit le rester.

Mais la frontière de Ceuta est aussi notre frontière.

Et lorsqu'une frontière peut être submergée en quelques heures,

ce n'est plus

seulement une crise migratoire ou une invasion, c'est une crise de

souveraineté.

Une Europe qui n'a plus ni limites, ni murs,

ni frontières est vouée à disparaître.

De Ceuta à Lampedusa, de la Méditerranée à la frontière

biélorusse, les peuples d'Europe n'attendent qu'une

seule chose : que vous

protégiez nos frontières, que vous refouliez les clandestins qui

tentent de

pénétrer illégalement ou d'accoster illégalement sur notre territoire.

Ceux-là ne doivent pas être répartis dans nos villes et nos campagnes, comme vous

le souhaitez, réaffirmé tout à l'heure avec le pacte

migratoire, mais

repartir dans leur pays de départ.

Enfin, regardons le monde autour de nous, en proie à la guerre de

l'Ukraine au Moyen-Orient, au terrorisme islamiste, à l'insécurité

alimentaire et énergétique. Les États-Unis investissent,

la Chine investit et nous, nous réglementons encore.

Nous réglementons ce que nous ne produisons plus,

nous taxons ce que nous ne savons

plus fabriquer et nous importons ce que nous avons nous-mêmes

interdit de produire.

Voilà le grand paradoxe européen.

Et voilà pourquoi il faut en changer et bâtir une nouvelle

architecture européenne. Assumons enfin la préférence

européenne dans la commande publique.

Quand l'argent est européen, l'emploi doit être européen.

Quand l'argent est français, l'emploi doit être français.

Supprimons massivement la paperasse, les normes absurdes et inutiles.

Protégeons nos agriculteurs et nos entreprises de la concurrence

déloyale. Orientons l'épargne dans des fonds

souverains nationaux et

investissons dans la défense, le spatial, la tech ou encore l'énergie

nucléaire.

Libérons-nous de l'idéologie régressive de la décroissance.

Retrouvons le goût de la science, de l'innovation et de la puissance.

Le vingt-et-unième siècle, enfin, nous rappelle une vérité que l'Europe

avait

oubliée. Un peuple qui ne sait plus défendre ses

frontières, faire

tourner ses usines, produire son énergie ou nourrir ses

enfants remet son

destin entre les mains des autres.

Depuis des décennies, vous avez demandé au peuple de s'adapter à

votre vision de

l'Union européenne. Aujourd'hui, à Bruxelles,

le temps est venu d'inverser l'ordre des choses et enfin de rendre le

pouvoir au peuple.

Merci.

End of transcript · 673 words

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