Discussion on a Literary Work
Et de son humour.
Et de son humour. Il y a une verve constante.
C'est vraiment un tour de force, votre livre.
Luce ?
Moi, j-j-, moi aussi, j'étais absolument bouleversé.
J'ai été
embarqué aussi par une langue que j'ai trouvée absolument...
L'universalité de, de, de, de la langue qu'il y a, qu'il y a dans le,
dans le
livre.
Pour moi, c'était un livre nécessaire parce qu'on,
on est dans un, dans un siècle où on a manqué--
le siècle d'avant a manqué de
Hugo. Et là, vous arrivez avec quelque chose qui est
absolument hugolien.
Chaque phrase porte en elle une possibilité apho-,
d'aphorisme. Je sais pas s'il y a des, il y a des sites comme ça, genre Babelio,
qui font des citations, machin. Ils vont être obligés de mettre,
de mettre les,
les, les huit cent pages.
Je pense qu'ils vont recopier votre livre. Ah oui.
Et on a be-, on a besoin d'un livre comme, comme le vôtre
aussi pour se sentir
ensemble. Euh, il y a quel-,
il y a un moment, c'est, c'est marrant, je me suis complètement perdu aussi dans--
pas perdu, mais, pas perdu, mais embarqué dans l'aventure de,
de votre personnage. Et j'ai oublié.
J'ai, je me dis, j'ai dit : Je suis dans, je suis dans, dans L'Homme qui rit de
Gwynplaine, avec Gwynplaine. Pour moi, c'était, c'était, c'était l'image que, que
j'avais. J'étais dans une aventure et tout d'un
coup, paf, il y a un truc qui
m'a rappelé à la réalité. Il y avait tout d'un coup le mot Trump.
Et tout d'un coup, je me suis dit : Mais c'est maintenant. C'est maintenant.
Il fallait ce livre maintenant.
Avec des pages effectivement glaçantes sur euh, sur euh, la police de
l'immigration, ICE. Dans votre livre, c'était ça ou mourir.
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