Trial of Individuals Accused of Child Exploitation

Une soixantaine de personnes comparaissent libres, accusées de

production, de distribution et de détention de vidéos

pédophiles.

Tout un réseau fut interpellé en juin quatre-vingt-dix-sept sur l'ensemble du

territoire. Plusieurs centaines de personnes arrêtées,

des personnes détenant des

cassettes et des documents publicitaires illicites et pornographiques mettant en

scène des mineurs. À Mâcon, compte-rendu d'audience Thierry Curtet et

Abdel

Zouauech.

Cachés derrière une écharpe ou une épaisse paire de lunettes noires, ils craignent

avant tout d'être reconnus. Et le défilé va durer un moment.

Ils viennent des quatre coins de France et de toutes les couches sociales.

Soixante et un prévenus se bousculent dans la salle du tribunal de Mâcon.

La plupart d'entre eux sont poursuivis pour l'achat de cassettes pornographiques

mettant en scène des mineurs.

Ce n'est pas par hasard qu'on achète ce genre de cassettes

par petites annonces ou sous le manteau.

Je répète que s'il n'y avait pas d'utilisateur, il n'y aurait pas besoin de

fabriquer ces cassettes. Je crois que l'un enchaîne

l'autre manifestement et que tous ces gens-là devraient

être soignés.

Les acheteurs côtoient aujourd'hui pour la première fois le revendeur de cassettes.

Bernard à la Petite est le pourvoyeur présumé.

C'est la saisie de son fichier client qui permet aux gendarmes l'opération ADO

soixante et onze. Huit cents perquisitions en juin

quatre-vingt-dix-sept.

Plus de cent mises en examen, dont plusieurs pour viol.

Bernard à la Petite, plusieurs fois condamné pour recel de

cassettes, affirme

avoir cessé ses activités depuis plusieurs années.

On s'est inscrit dans un contexte très particulier,

en l'espèce celui de l'affaire

Dutroux. Faut, faut pas se voiler la face.

Il est clair que s'il n'y avait pas eu ce contexte-là, à mon sens, il y aurait pas

eu une telle médiatisation.

À la Petite tente plusieurs fois de déplacer le débat sur le plan moral et

culturel jusqu'à ce que le président s'emporte.

Le tribunal n'a pas à juger si ces cassettes sont pornographiques,

tonne-t-il.

Il doit dire si elles pervertissent la moralité des mineurs.

En une phrase, le président avait enfoncé la principale

ligne de

défense du pourvoyeur présumé.

Bien.

Este señor

se llama Car-Carlos Fabra y ha abusado de mí.

Ha, ha, ha matado a muchos niños delante nuestra,

delante nuestro. A un

niño gitano y a muchos niños más.

Este señor se llama José to Farida.

También ha abusado de mí. No me acordaba de su nombre y estaba

presente en

los actos de los niños muertos,

de los niños que han matado.

Estaba presente y ha abusado de mí.

Antes no me acordaba de su nombre.

Y

antes de Bernard Lapetite.

Este señor,

que se llama Bernard à la Petite,

también ha abusado de mí sexualmente y

también he estado al lado de Carlos Fabra cuando reventaron a las dos

niñas. Esta se la llevó a una niña, como yo pude ver, esta se la llevó a

una, a una niña

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