Canada US Trade Negotiation Disputes
Il y a vraiment deux versions contradictoires qui
expliquent la fin des négociations entre Ottawa et Washington.
Ottawa a dit que les Américains sont arrivés avec des demandes de dernière
minute.
Vous le savez, vous laisse attaquer aux Français.
Également, ma collègue Rosemary Barton a fait une
entrevue avec
le représentant au commerce américain aujourd'hui.
Elle a eu la générosité de faire des questions en
français. Je vous présente ça et je vais parler à
Rosemary tout de suite après.
Vous allez voir deux versions totalement contradictoires.
Ambassador Greer, merci de faire ça. Merci de nous parler en français aussi.
Bienvenue.
Merci. Je suis content d'être là aujourd'hui.
Je vais commencer avec
les compromis que le Canada a demandé sur la question de la
découvrabilité, qui n'est pas facile à dire en français,
sur les produits canadiens et francophones,
sur des plateformes de diffusion en
ligne. Eux, ils disent, le Canada disent que c'était
inacceptable ce que vous avez demandé.
Est-ce que le Canada a consenti à des changements à ce
sujet à un moment donné durant les négociations?
Ça veut dire : est-ce que le Canada a accepté ce que vous
avez demandé à un moment
donné pendant ces négociations?
Je dirais que cette question de
découvrabilité, on a parlé de ça,
mais enfin
l'équipe canadienne
était très claire que c'était trop important pour le Québec et
l'identité québécoise. Donc, pour nous, on montre beaucoup de flexibilité.
On comprend bien que c'est important pour le Québec.
Pour nous, ce n'était pas, comme on dit en ligne rouge,
pour nous. Donc les Canadiens, ils n'ont jamais fait quelque chose comme
ça. Je dirais, sur les impôts discrimentatoires, on a
eu cette discussion et le Canada, déjà dans les semaines passées, ont
fait des choses pour modifier ces lois.
Donc, pour nous, ce n'était pas
quelque chose qui ne pouvait être
déterminé.
Est-ce que vous avez demandé des changements à la dernière minute?
C'est-à-dire entre mardi et vendredi, est-ce que les
États-Unis a proposé des changements
mineurs ou majeurs qui auraient fait changer d'avis pour le
Canada?
Non. Ce qui est important de comprendre, c'est
que le mardi soir, le président et le premier ministre ont eu
un coup de fil par téléphone et on a décidé, en
fait, ce soir-là, tous les taux,
les droits de douaniers
applicables. Mais puis après,
on n'a pas changé ça. On a décidé de mettre toutes ces choses en
détail sur
texte, mais il y avait d'autres demandes par
l'équipe
canadienne qu'on ne pouvait pas accepter du côté américain.
Comme quoi, Ambassador ?
Par exemple,
on entend beaucoup à propos des camions
très lourds.
Pour nous, ce n'était jamais dans la discussion.
Je comprends pourquoi l'équipe canadienne veut une
modification là, mais pour nous, le Canada a déjà
eu la meilleure situation de tout pays dans le
monde. On a offert une situation qui était mieux
que ça,
même, mais ils voulaient en plus, ils voulaient ça et
quelque autre chose. Donc, pour nous, on ne pouvait pas offrir ça à
l'époque.
Dernière question, qu'est-ce que ça va prendre pour ramener
tout le monde
à la table, pour relancer les négociations?
Est-ce qu'une entente est encore possible?
En fait, je ne connais pas la réponse à cette
question.
Pour l'instant, chaque côté
est dans leur coin et pense aux étapes à
venir.
Pour nous, on va continuer avec notre politique de
commerce external. On va voir ce que fait
les Canadiens. On sait bien qu'ils ont annoncé que le
huit
septembre, il y aura encore de la rétaliation contre
des
biens américains. Et si ça arrive,
soit certain qu'il y aura des mesures
par les États-Unis aussi.
Mais juste pour être clair, Ambassadeur, vous voulez une entente avec le Canada.
C'est encore le but?
Pour nous, on a une politique économique
qui vise la réindustrialisation
des États-Unis.
Il y a une situation où le Canada aussi
peut participer dans la réindustrialisation
d'Amérique du Nord. Peut-il être
en accord dans le futur? Pour l'instant, je ne sais pas,
mais ça aurait été très bien si on a pu atteindre cet
accord la semaine passée.
Ambassador Greer, merci beaucoup.
Merci à vous.
Rosemary Barton, merci beaucoup à vous.
Très intéressant d'entendre la version.
Il y a deux narratifs, pour reprendre le mot à la mode,
totalement
contradictoires. Lui, il dit l'affaire de la découvrabilité,
oui, ça nous
agace, mais ce n'était pas du tout ça qui était
important.
C'est les camions qui ont fait la différence.
Et lui prétend, Rosemary, que mardi
et vendredi, il n'y a pas eu de changement de leur
côté.
Oui, et il dit la même chose en anglais.
Évidemment, l'entrevue est plus longue en anglais,
mais la chose
qu'il dit qui est peut-être un peu plus détaillée en anglais là-dessus, c'est que
oui, il y avait une entente mardi, le premier ministre,
le président se sont parlé
au téléphone, mais lorsqu'ils sont revenus pour parler
des détails de la mise en œuvre, si on veut dire, de
l'entente, c'est là où il y a eu quelques problèmes,
des choses que les Canadiens
ont demandé, comme les camions lourds, par exemple, que les
États-Unis n'étaient pas prêts à donner.
Et il dit aussi que la caractérisation que le premier
ministre donne de comment les États-Unis
voulaient influencer les ententes de commerce dans l'avenir, que ce
n'était pas tout à fait correct selon lui.
Alors, c'est deux versions, c'est sûr, mais je pense que
c'est les détails dans les deux versions qui fait la différence
ici.
Parce qu'ici, au Québec et
chez les francophones,
monsieur Carney et d'autres ont beaucoup insisté en disant : On n'allait pas
accepter l'affaire de la découvrabilité.
Eux disent : Écoutez, nous,
ce n'était pas quelque chose d'important.
Là-dessus,
bien sûr que c'est une histoire complexe. C'est bon d'avoir les deux versions.
Puis là, c'est à nous après à réconcilier.
Merci encore Rosemary, c'est très apprécié que vous ayez posé des
questions au représentant au commerce. Très apprécié.
Et impressionnant qu'il parle français comme ça aussi. Ça fait plaisir.
Au revoir, merci.
Au revoir.
End of transcript · 1,030 words