Frustration Over Youth Violence in France
Je suis écoeurée, écoeurée, dégoûtée. J'ai la gerbe, vraiment.
Quand je vois tout ce qui se passe aujourd'hui en France avec les jeunes,
je suis
dégoûtée. J'ai pas pour habitude de faire des vidéos
qui parlent de sujets
sociopolitiques et compagnie, mais là, là, je suis, mais , je suis, je suis blasée.
J'ai même pas les mots quoi. J'ai même pas les mots.
Je suis maman de deux garçons qui ont sept et cinq.
Donc un jour, ils rentreront, j'espère, au collège et au lycée.
Si un jour, je surprends un de mes garçons dans ce
type d'attroupement, dans ce
type d'ultra-violence, il vaut mieux pour lui qu'il se fasse
attraper par les flics
et qu'il passe la nuit en taule. Je vous garantis qu'il vaut mieux pour
lui, parce
que si c'est moi qui l'attrape, je lui dévisse la tête.
Comment vous osez faire ça ? Putain, j'ai vu cette vidéo où vous êtes en
train de poursuivre une nana, une policière seule, détachée de son
groupe. Vous la chopez, vous la tabassez au sol,
vous mettez feu à un
camion de pompiers quoi. Non, mais on est où là ?
Vous mettez feu à un camion de pompiers quoi.
Nous, à l'époque, quand on avait froid en classe, et ben,
on mettait le manteau.
Et quand on avait chaud en classe, et ben, on enlevait le manteau.
À la cantine, s'il y avait pas porc, et ben, on mangeait quand même.
S'il y avait pas gluten, on mangeait quand même.
S'il y avait pas céréales, on mangeait quand même.
S'il y avait pas salade, on mangeait quand même en fait.
Et le soir, quand on rentrait, si on avait eu une mauvaise note,
on portait pas
plainte contre l'établissement.
Non, c'est les parents qui nous en collaient
une et ensuite, on allait faire nos
devoirs. C'est le monde à l'envers. Vous marchez sur la tête, les gars.
Franchement, des-descendez de votre nuage. Là, c'est un truc de dingue.
Et au fait, les pompiers sur lesquels vous êtes en
train de tabasser là et les
camions que vous êtes en train de brûler, ce sont eux-mêmes qui viendront vous
sauver les miches quand vous en aurez besoin,
le jour où vraiment ça va commencer à
merder pour votre cul à vous. Et petit message aux parents de tous ces
jeunes gens,
là, qui sont super en colère et qui ont décidé
de tout péter dans la rue parce
qu'ils avaient pas le droit de mâcher de chewing-gum en classe.
Maintenant que les lycées sont fermés, vu qu'ils ont brûlé, ça va vous donner du
temps libre. Vous allez pouvoir, avec vos enfants,
revoir les bases de l'éducation
et du respect, parce qu'il y a quand même de grosses
lacunes là-dedans.
C'est vraiment, mais ridicule ce que vous faites.
Non seulement c'est honteux, mais en plus, ça, ça vous discrédite complètement.
Donc vraiment, arrêtez vos conneries. Arrêtez.
Alors, je pense que ce discours, il résonne dans l'esprit de beaucoup de
parents.
Ça, c'était en début de semaine. Depuis, euh, sa vidéo, elle a provoqué
évidemment l'approbation, les applaudissements.
Mais il y en a aussi beaucoup qui se sont, euh,
déchaînés, qui-- Il y a eu un déferlement de haine à son
encontre et donc elle a
décidé de répondre. Regardez.
Je vais quand même prendre le temps de répondre à tous les commentaires haineux
que
j'ai reçus sous ma première vidéo concernant le fameux distinguo qu'il faut
faire
entre les casseurs et les lycéens. Pas du tout en fait.
Il y a zéro, zéro distinguo à faire.
À Nantes, les vingt-deux jeunes qui ont été déférés,
c'étaient bel et bien des
jeunes lycéens qui étaient affiliés à un établissement scolaire.
À Montauban, les trois jeunes, pareil. Tarn-et-Garonne, pareil.
Marseille, le jeune qui a utilisé un aérosol,
qui a mis un briquet devant pour en
faire un lance-flammes et qui a brûlé le visage d'une femme de quarante ans parce
qu'elle voulait juste protéger un abri de bus, c'était également un lycéen.
Et là, à Saint-Cyr-l'École, la jeune de quatorze ans qui a balancé un
mortier à
ras-le-sol qui ensuite est allé s'éclater contre une poussette dans laquelle il y
avait un bébé de un an, c'était pas une casseur professionnelle,
c'était une
lycéenne également. Donc arrêtez avec votre distinguo, là,
parce qu'il y a pas de
distinguo à faire. Concernant le numéro de RIO, parce qu'on--
Ça aussi, on est venu
me le dire dans les commentaires. Le numéro de RIO des CRS, apparemment,
on ne le
voit pas, donc on ne peut pas savoir qui on a en
face de soi.
Ouais, OK, c'est vrai, je valide. Sauf qu'en face d'eux,
ils ont des jeunes lycéens
qui sont cagoulés, qui sont vêtus de noir, qui ont des casquettes, des masques, des
capuches et qu'on, on ne peut pas non plus identifier. Donc,
vous savez quoi ?
Œil pour œil, dent pour dent. Vous voulez gueuler comme des adultes dans
la rue et
tout péter comme des adultes ? Assumez les conséquences.
On vous envoie les CRS.
Et vous savez quoi ? Estimez-vous franchement heureux d'être en
France, dans un
pays aussi laxiste. Parce qu'il y a des pays où on vous aurait
envoyé l'armée.
Allez faire la même chose là-bas, en Russie.
Allez faire la même chose en Corée.
Allez faire la même chose aux States.
Allez voir comment ça se passe dans les autres pays avant de venir gueuler parce
que vous faites huit heures, dix-huit heures en classe.
Et alors, je tiens aussi à répondre au gros abruti
qui m'a mis un commentaire sous
ma vidéo comme quoi je suis sûrement une femme à flics pour défendre comme ça
l'uniforme. Et ben non, trou du cul, je ne suis pas une femme à flics.
Mon mec, il est loueur de vélos, s'il te plaît.
Si je défends l'uniforme, c'est parce qu'en fait,
on a besoin de cadres, on a
besoin de lois. C'est comme dans une famille.
Les parents, c'est la, c'est le cadre, c'est la loi, c'est l'uniforme, c'est
exactement pareil. Et c'est comme ça que le respect se gagne
et que l'instruction
se fait. Voilà, tout simplement. Donc la liberté de chacun s'arrête où
commence
celle d'autrui. Moi, cette phrase, je l'ai pas inventée,
c'est à l'école que je
l'ai apprise. Ah, et un dernier point aussi que je voudrais
éclaircir avec vous.
Je me lève tous les jours à six heures trente pour ma part. D'accord ?
Donc d'abord, j'emmène les enfants à l'école.
Ensuite, je vais au boulot toute la journée.
Le soir, quand je reviens, je récupère les minots au périscolaire,
hein, parce que
je finis pas suffisamment à temps pour les récupérer à l'école normale.
Ensuite, je vais faire les courses.
Ensuite, je les ramène à la maison, je fais le repas, je fais les devoirs, je
prends leur douche, je les couche et après, après,
j'ai un moment pour moi.
Mes journées, elles sont sans fin.
Donc il est hors de question que la moitié de mon salaire soit utilisé pour réparer
les conneries que vos minots ont commises. On est bien d'accord.
J'espère que le gouvernement saura remonter jusqu'aux représentants légaux de
tous
ces jeunes lycéens et non pas casseurs, parce que moi, je payerai pas pour eux.
C'est hors de question. Je vois pas pourquoi est-ce que moi,
j'irais me casser le
cul tous les matins à payer ce que d'autres ont commis.
C'est juste pas normal.
Là, ça s'arrête. Là, justement, c'est là où la liberté de chacun s'arrête.
Je suis pas d'accord. Tu casses, tu payes.
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