Military Incident Report and Response

Donc je suis le capitaine Roger Gabriel,

né le vingt-cinq décembre mille neuf cent quatre-vingt-quatorze à Niamey, fils de

Charles Gabriel et de Ouatinikuman Alousseni.

Je suis en service au premier bataillon parachutiste en tant que

commandant de compagnie,

euh, titulaire d'un master en relations

internationales, marié une

femme père de deux filles, domicilié au camp

Bagaji.

Sur mon implication dans les événements

survenus la nuit du vingt-huit au vingt-neuf août deux mille vingt-six à la

base cent une, je n'ai pas participé à l'action

qui s'est passée. Donc, j'étais à mon domicile

lorsque j'ai été réveillé par les tirs venant de la base cent

une.

Après mon réveil,

j'ai appelé mon commandant de bataillon

à qui j'ai dit qu'il y avait un événement qui se déroulait à la base cent une.

Une fois le compte rendu fait, j'ai reçu l'ordre de faire percevoir

les armes

à nos éléments afin de sécuriser le camp

et attendre les ordres de la hiérarchie.

Parce qu'en ce moment, tout le monde s'attendait à une attaque

terroriste.

Après la perception de l'armement, nous avons sécurisé le camp Bagaji

et ensuite reçu l'ordre du Comzone d'aller sécuriser le deuxième pont.

De retour du deuxième pont,

les éléments qui nous accompagnaient nous ont informés du passage de la garde

présidentielle en direction de la base aérienne.

Afin de m'enquérir de la situation,

j'ai appelé le capitaine Mustapha de la garde présidentielle qui m'a dit qu'il

était alors en mission à Toukoulnou.

Après m'avoir dit que le capitaine Mekibi était à Niamey, il m'a envoyé son

numéro et je l'ai ensuite appelé.

Le capitaine Mekibi

m'a expliqué la situation

et nous a donné conduite à tenir. Donc, nous lui avons dit que nous avons déjà

pris le deuxième pont et sécurisé notre camp.

Le capitaine Mekibi était,

si j'ai bien entendu,

en ce moment avec le général Ibro, qui lui a demandé s'il s'agissait du

bataillon

parachutiste et

qui lui a dit de nous donner l'ordre de bien tenir le deuxième pont en attendant

l'arrivée des éléments de la garde nationale.

Ce qui fut fait.

Un peu plus tard dans la nuit,

j'ai été appelé par plusieurs officiers

du BSR COS qui étaient en ce moment

en train de prendre la base aérienne.

Donc il s'agit notamment du capitaine Kader, le capitaine Nasser Neoussa,

le capitaine Abdoul Fatah et le commandant Merati, qui nous ont demandé

de les renforcer.

Initialement,

ayant pensé que c'était une attaque terroriste,

nous avons,

euh, fait le compte rendu à notre commandant de

bataillon comme quoi l'unité

engagée sous le feu là-bas avait besoin d'un appui.

Donc le commandant de bataillon nous a confirmé qu'il s'agissait bien d'un

affrontement entre le BSR COS et la garde présidentielle.

Donc à partir de ce moment, nous avons repoussé,

euh, intelligemment toutes les propositions

faites par le BSR

COS de les renforcer.

Ensuite,

en début de matinée, j'ai reçu un appel

d'un camarade tchadien,

le colonel Hassan Adoum,

qui m'a demandé si c'était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey.

Je lui ai répondu

que tel n'était pas le cas. Il s'agissait d'un affrontement entre une

de nos

unités et la garde présidentielle à la base cent une.

Il m'a ensuite rappelé une deuxième fois

pour m'expliquer

qu'une intervention

serait en cours à partir de leur pays,

pilotée par leurs autorités et les forces spéciales françaises, pour venir en

soutien à ceux qui ont pris la base cent une.

J'ai ensuite reçu

un appel des membres

de la famille de l'ancien président Bazoum,

dont Zazia et Salim,

qui m'ont demandé la situation en me disant que certains partenaires

étaient prêts à intervenir au profit de ceux-là qui étaient là-bas.

Il parlait notamment du président béninois qui était en

déplacement vers la Côte d'Ivoire et qui est revenu au Bénin pour mettre en

place une cellule de crise

et être éventuellement appuyé par la Côte d'Ivoire

et les forces spéciales françaises présentes en Côte d'Ivoire.

Il disait également avoir tous les feux verts et accords au niveau

de la Cédéao

pour intervenir.

J'ai entre autres été contacté par plusieurs numéros

de la France,

de Dubaï

et de la Belgique

auxquels je n'ai pas répondu, ayant pris conscience de la situation.

Ensuite, j'ai reçu

des messages sur WhatsApp

de monsieur Hamid Ngade me demandant la situation

et

assurant que les partenaires français étaient prêts à intervenir

pour appuyer l'unité qui est engagée à la base cent une.

Il y a également le colonel Seydina qui m'a

écrit un message pour me demander s'il y avait encore des gens qui

tenaient et qui avaient besoin d'un appui.

En dernier, j'ai reçu un message du chef

d'état-major de l'armée de l'air du Tchad

qui assurait qu'ils allaient faire une intervention.

C'est la totalité des appels que j'ai reçus et

les faits que je viens de citer

ont fait de ma part l'objet d'un compte rendu à ma hiérarchie.

End of transcript · 830 words

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