Life of Displaced Families in Yemen
Donc avec Razem dans un, dans le même camp de déplacés
autour de, de Marib. Razem a aujourd'hui treize ans.
Donc, il vit ici dans, dans ces tentes avec sa famille.
Il y a trois ans, il a été smeuglé, donc il a été
transporté par, par des gens qui l'ont aidé à fuir les
zones
Houtis.
Parce qu'en fait, les Houtis voulaient euh, voulaient le,
l'enrôler de force
dans leur armée. Donc il a, il a été
dans un camp de, de--,
dans un summer camp, dans un camp militaire pour
enfants. On l'a appris à dix ans à tirer au sniper
à la
kalachnikov. On l'a endoctriné. On lui a dit que Abdelmalek al-Houthi,
c'était le, le fils de--, c'était un enfant du prophète Mahomet,
donc
c'était son Dieu. Et donc Razem ne voulait pas rester dans
ces conditions-là, ne voulait pas rester dans les zones
Houtis puisqu'il a été
forcé à aller dans ces camps-là. Il a été forcé à faire la guerre.
Et donc Razem a rejoint sa famille ici via
donc des contrebandiers qui--, donc la famille a payé très cher pour
le faire venir jusqu'ici. Et donc faut se rendre compte qu'il avait
dix ans quand les Houtis
lui ont enseigné l'art de la guerre, c'est-à-dire à tirer au sniper.
Il m'a dit à la kalachnikov. Et aujourd'hui, il vit dans ce
camp où il a du mal à,
à se nourrir tous les jours. Il va à une école qui n'est pas très loin,
mais lui et sa famille vivent dans la misère.
Sa famille m'a expliqué qu'ils avaient une ferme de quatre
euh, une ferme avec des bêtes qui ont été
saisies de force par les Houtis. Les Houtis les ont accusés de, de
travailler avec Al-Qaïda. Et donc ce sont évidemment de fausses
accusations pour récupérer ces fermes qui étaient euh,
qui étaient florissantes, hein, où il y avait un potentiel économique.
Et donc ces gens autour de moi vivent aujourd'hui dans une grande misère.
Vous voyez autour de moi, il y a rien qui pousse,
il y a vraiment que de la, que
des cailloux. Euh alors l'électricité,
ils ont un peu d'électricité tous les jours, mais ils ont pas de l'eau non plus,
de l'eau courante, donc ils doivent se payer des bouteilles
d'eau
quotidiennement. Donc ça, c'est un budget qui coûte très cher.
Et les hommes vont travailler en ville en tant qu'ouvriers, mais ce sont des, des,
des ce sont des revenus qui sont, qui sont très maigres pour ces, pour ces
familles-là. Donc, mais peut-être Razem tu veux un peu parler
de, de
ce qui s'est passé avec les Houtis, limchi ?
Ils sont entre à peu près
plus de deux millions de, de déplacés qui vivent ici à Marib,
dans des conditions
difficiles. Et il en arrive encore tous les mois
malgré le,
le manque d'aide internationale.
On rappelle que l'USAID a supprimé ses soutiens,
son soutien humanitaire
au Yémen. Donc il y a beaucoup moins de moyens pour
ces dépla--, pour ces réfugiés
qui vivent ici. Et donc avec les bombardements israéliens
sur,
sur les zones tenues par les Houtis, il y a tous les jours de plus en plus de
familles qui viennent jusqu'à Marib et qui s'entassent dans ces camps.
Merci.
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