History of Indigenous Peoples in America
Avant l'arrivée de Christophe Colomb, ils étaient entre cinquante
et cent millions. Cent ans après, il n'en restait plus que cinq
millions. Le plus grand génocide de l'histoire
humaine et personne
n'en parle. On t'a dit que l'Amérique était un
continent vierge avant
1492. Des forêts sauvages, des tribus
primitives, c'est un mensonge. Tenochtitlan, la capitale
aztèque. Deux cent mille à trois cent mille
habitants.
Plus grande que Londres ou Paris à la même époque.
Les Mayas avaient inventé le zéro, développé un calendrier
plus précis que celui des Européens, construit des villes de cent mille
habitants dans la jungle. Les Incas avaient construit Machu Picchu
à deux mille quatre cent trente mètres d'altitude, sans roue, sans
fer, sans mortier. Des pierres taillées avec une telle
précision qu'on ne peut pas glisser une feuille de papier entre elles
aujourd'hui. 12 octobre 1492, Christophe
Colomb débarque. Il décrit les habitants comme doux, sans
armes et bons à réduire en servitude.
La suite est catastrophique. Les Taínos, le peuple des
Caraïbes, entre deux cent cinquante mille et un
million avant
Colomb. Cinquante ans plus tard, complètement disparu, exterminé.
Trois armes ont tout détruit. Les maladies d'abord.
La variole, la rougeole, la grippe.
Des maladies contre lesquelles les Amérindiens n'avaient aucune immunité.
Des villages entiers décimés en quelques semaines.
Et des preuves que les Britanniques ont délibérément distribué des
couvertures infestées de variole à des tribus amérindiennes.
L'une des premières utilisations de la guerre bactériologique de
l'histoire. Hernán Cortés, six cents soldats.
Ils renversent l'empire aztèque en deux ans, rasent Tenochtitlan,
fait tuer l'empereur et construit Mexico sur les ruines.
Francisco Pizarro, cent soixante-huit soldats,
détruit l'empire
inca, capture l'inca Atahualpa, obtient une salle
entière remplie d'or comme rançon et le fait étrangler
malgré la rançon payée. Les mines de Potosi, en Bolivie
actuelle, l'argent qui finance l'Europe.
Huit millions d'Amérindiens qui meurent dans ces mines en trois
siècles. Sur leur cadavre se construit le
capitalisme
occidental. 1838, la piste des larmes, les
Cherokees, un peuple qui avait sa propre
constitution, ses
propres journaux, sa propre écriture.
Forcés de marcher mille six cents kilomètres en hiver, sans
nourriture, sans vêtements chauds.
Quatre mille à six mille morts sur la route.
1890, massacre de Wounded Knee. Trois cent
Lakotas tués, dont des femmes et des enfants.
Vingt soldats américains reçoivent la médaille d'honneur pour ce massacre.
Ces médailles n'ont jamais été retirées. Et les pensionnats.
Des enfants arrachés à leur famille, forcés d'abandonner leur langue,
leur culture, leur identité. Le slogan de ces écoles :
tuer l'Indien pour sauver l'homme.
En 2021, des fausses communes découvertes près des
anciens
pensionnats, des milliers d'enfants morts enterrés en
secret.
Il reste aujourd'hui cinq à six millions d'Amérindiens, un
virgule cinq pour cent de la population américaine, dans des réserves,
parmi les zones les plus pauvres des États-Unis.
Le plus grand génocide de l'histoire humaine, commis au nom de
la civilisation. Et on ne t'en a jamais parlé à l'école.
Dis-moi ce que tu en penses dans les commentaires.
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