Discussion on Violence and Social Change
Par exemple, ça suffit de dire, ça suffit de dire il y a une violence
institutionnelle qui justifie la violence physique.
Mais vous la subissez la violence institutionnelle du coup.
Mais là il y a une violence physique qui est une violence physique, que il y a, il
y a un quartier qui est saccagé.
Vous parlez des centaines d'éborgnés de tireurs jaunes, c'est ça ?
Vous parlez de cette violence-là.
Vous parlez des centaines de morts au travail depuis des années à cause du
système
néolibéral.
Mais vous ne subissez pas madame.
C'est le reflet de la violence de l'État madame, c'est le reflet de la violence de
l'État et de ce néolibéralisme. Ça, ça, c'est le reflet,
l'image de cette violence-là qui est en France.
Mais c'est la propriété privée, c'est pas grave ? C'est pas grave.
Moi, j'étais avec mon, j'étais avec mon nourrisson,
mais on était avec mon
nourrisson dans un appartement où on a été rentré parce qu'on nous disait qu'ils
allaient me violer parce que je suis une sale bourgeoise parce que je les empêchais
de piller le petit commerce d'en bas. Franchement, c'est un dommage collatéral.
Ah, mais génial. Les milit-, le militantisme pacifiste ne marche pas.
Nelson Mandela, il a appelé à prendre les armes à un
moment donné parce que
l'apartheid, de manière pacifiste, ça n'aura jamais pu être tu.
On est d'accord.
Je vous remercie de clarifier. Vous n'êtes pas pacifiste.
Non mais non, mais non, non, mais attendez. Moi,
j'ai rien fait à la police.
Moi, j'ai rien fait à la police. Hier, j'étais barricadée.
Hier, j'étais barricadée avec mon nourrisson,
avec des mecs qui menaçaient de me
violer. Donc c'est très simple. Mais en fait,
vous soutenez cette violence.
Mais si un peu parce que il n'y a pas de révolution sans violence.
Voilà où on en est madame. On est là pour piller, pour détruire.
Moi franchement, j'étais la première, j'étais première...
Ce sont des conséquences, ce n'est pas, ce n'est pas quelque chose de neutre.
De menacer de me violer, je ne vois pas comment c'est un geste
politique.
En fait, ce que je dis, c'est qu'en début, en début de manifestation, c'était
pacifiste, c'était calme. Il y avait beaucoup d'appels à la
révolution.
J'ai fait appel à la décapitation. La révolution, ce n'est pas calme.
Ce n'est pas dans le calme. Vous approuvez les violences.
Mais je suis pour la révolution
évidemment. Je veux bien le suivre. Mais je vous remercie de clarifier.
Je vous remercie de clarifier. Mais oui, mais saccager la BNP Paribas, c'est
normal, c'est la source de nos problèmes en fait.
Des personnes qui ont
Et donc oui, mais excusez-moi. Merci d'avoir clarifié.
Je dis juste un passage.
C'est la réalité crue en fait. Mais soixante-huit, mais soixante-huit,
c'était dans
le calme. Vous n'êtes pas dans un monde... J'ai une question.
Mais ça a amené quoi mille six cent huit ? Il a été réélu de Gaulle.
Ça a amené quoi mille six cent huit ? Le droit de vote.
Le droit de vote des femmes. Vous avez le droit de vote, il me semble.
Les suffragettes, elles ont posé des- C'est la deuxième guerre mondiale.
Les suffragettes, elles posaient des pour que les femmes
aient le droit de vote.
Le droit de vote des femmes n'est pas mille six cent huit.
Mais qu'est-ce que ça a apporté soixante-huit ?
Je vous donne un droit de
vote. En fait, vous avez le droit de vote.
Tout ce qu'on fait, c'est que l'extrême droite est élue.
Moi, je pense que c'est c'est moi qui va passer
et que du coup il y aura ce chaos
régulièrement dans la rue. Et c'est ça qui est votre projet
politique.
Non, le projet politique. Vous êtes minoritaires.
Les gens qui valident la violence comme ce que vous venez de faire et ce que vous
venez d'assumer, ils n'empêchent pas tous les mouvements de
révolte qui ont amené à
des changements sociaux progressifs. Je peux finir ma phrase ?
Il y a les mecs qui vivaient chez moi, ils s'en foutaient du mouvement.
Je leur ai dit qu'ils détruisaient le mouvement.
Moi, j'étais moi, j'étais plutôt du côté des progressistes.
Je peux finir ma phrase ? Mais ben non, mais non, Vous, vous m'écoutez pas.
Écoutez moi. Les mecs hier qui pillaient et à qui on
disait, vous désignez le
mouvement, ils s'en foutaient. Ils s'en foutaient.
Ils sont pas de votre côté en fait, vous vous rendez pas compte.
Ils étaient là pour le chaos, ils étaient pas là pour piller.
C'est pas grave.
Je vous remercie. Je vous remercie d'avoir clarifié votre
question.
Moi, je trouve que c'est hyper grave.
Mon bébé, il est là, c'était lui qui était menacé.
Mais je comprends que vous avez dit que mon nourrisson menacé, c'était, c'était un
dommage collatéral. C'est pas ça que je dis.
Je n'ai pas dit que c'était un dommage collatéral.
Je disais que c'était pour la révolution. Merci de clarifier.
Oui, être révolutionnaire, c'est comprendre.
La violence en fait. C'est trop facile d'arriver et de dire il
y a une violence qui
vaut, une violence qui ne vaut pas. Non, il faut condamner toutes les violences.
Ce que vous faites, c'est très dangereux.
La question que je pose, c'est à votre avis,
pourquoi on en est arrivé là ?
Pourquoi on en est arrivé justement à ce niveau-là ?
Mais pourquoi il y a des milliers de personnes qui sont prêts à tout péter dans
la
rue. Moi, je suis ravie d'essayer de répondre à la
question à laquelle vous
m'attendez, mais en tout cas, je ne justifie pas. Mais moi,
je suis pas là pour ça.
Je vous l'ai rappelé tout à l'heure. Mais moi, je suis pas là pour ça.
Je suis juste en train d'expliquer mon vécu,
que c'est hyper grave ce qu'on a vécu
hier. On ne peut pas minimiser la vraie violence
qu'on a vécue, les quartiers qui
se faites saccagés, les petits commerçants qui s'en remettront
pas et les gens qui
sont, qui se sont barricadés chez eux qui
avaient peur parce que les gens sont
rentrés dans les immeubles, vous rendez vous compte ?
Oui, j'entends et je vous pose une question,
à votre avis, pourquoi on en est
arrivé là ? En fait, moi, moi je veux juste pas avoir à vivre-
Mais c'est la base
de, il faut qu'on comprenne pourquoi on en
arrive là.
Parce qu'au début de manif, il y avait beaucoup d'appels à la
révolution.
C'est pour ça que je dis qu'en fin de manif, les mecs, ils ont fait
Mais pas ma question. Mais quand même.
Ma question, c'est pourquoi on en est arrivé là selon
vous ? Moi je suis...
Ah ben oui, moi j'habite Rue d'Enghien.
Est-ce qu'on peut revenir à cette question de base ?
Pourquoi on en est arrivé là encore une fois ?
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