Debate on Education and Civil Disobedience
C'est une lutte que je porte et à partir du moment où j'entends, c'est vrai,
Louise, toi, dire qu'il faut un retour à l'ordre,
qu'il faut
respecter l'éducation. J'ai un problème avec ça parce que
finalement
l'éducation nationale elle-même nous donne à lire un certain nombre de livres qui
nous appellent justement à la désobéissance civile.
Bah, il est là le problème. Vous vous vérificiez tout seul,
j'ai pas besoin de le
faire.
Oui euh, tu m'as dit qu'il fallait pas couper.
Je demande à ce que tu coupes pas non plus.
Et promis après, je ne te couperai plus jamais la parole.
Je veux dire par là que vous avez des visions totalement...
Nous avons tous autant que nous sommes des visions différentes de
l'éducation.
Ma vision de l'éducation, c'est celle de la liberté.
La liberté, c'est aussi dire à tous ceux qui nous
écoutent ici que les élèves
ont la possibilité de devenir des adultes à l'instant même où ils
veulent le devenir. S'ils veulent devenir des adultes alors
qu'ils lisent comme on
nous leur a demandé de lire des livres, c'est-à-dire Victor Hugo, La Boétie,
Camus, qu'ils leur appris-qu'ils leur apprennent
justement à s'émanciper de ce
pouvoir-là qui est en train d'être mis en place par notre gouvernement.
C'est-à-dire que monsieur le policier derrière, je vous entends, vous parlez en
tant que père, je vous parle en tant que fils.
Oui, com-com-quand même, monsieur...
Applaudissements dans la salle.
Monsieur, non non, je-
Prenez le... applaudissements dans la salle.
J'aime bien que vous le preniez avec rire parce qu'encore une fois, j'aimerais-
Non, si ma femme vous entend, elle va, elle va croire que j'ai, j'ai fait un
esclafade un soir.
Non non non non.
Non, attendez.
Ne m'accordez pas des propos que je n'ai pas donnés.
Bon,
je vous dis seulement monsieur le policier,
vous, vous me dites que vous êtes sur le
terrain.
J'entends ce que vous dites, d'accord ?
Mais j'entends aussi mes camarades et j'espère que vous les entendez aussi,
qui me
disent, j'ai une amie à moi, vous savez, qui m'a dit : ''Hier, j'étais à la
manifestation, il y a un policier qui m'a dit ferme ta
gueule, va récupérer
ton bac.'' C'est d'une violence. Vous comprenez cela.
Euh, vous comprenez aussi que quand vous parlez
d'une certaine distance, euh, vous
parlez des cocktails Molotov.
Je, je, je, ce que vous dites, pour moi, c'est des propos qui sont anormaux, vous
voyez ?
Pourquoi ?
J'ai pas d'idéologie. Après,
mais bon, si jamais j'ai pas...
Mais pourquoi vous remettez toujours la faute-
Non, mais attendez. Si vous me remettez toujours la faute,
et encore une fois de
toute-
Je n'ai pas dit ça.
Non, je parlais à madame à côté. Non non.
Si tu veux t'assoir ici, tu peux venir franchement, t'inquiète,
on te comprendra,
t'inquiète, y a pas de galère, viens. C'est ici que ça se passe.
C'est-à-dire que...
J'ai remis Éloi.
J'appelle quand même à ce qu'on respecte la voix de certains de mes camarades qui
me disent aussi, vous, vous avez une légitimité à dire que vous
voyez des choses
sur le terrain. Mais ça va dans les deux sens.
S'il y a des gens de notre côté qui disent que la police est violente, s'il y a des
gens de notre côté qui nous disent la police est capable de tirer au LBD alors
même
qu'ils n'ont pas besoin de tirer au LBD.
S'il y a des gens qui nous disent on a perdu des mains, on a perdu des yeux, on a
perdu des dents, il faut aussi la prendre.
Et quand moi, je vous donne les chiffres de l'ONG,
je vous donne même la source,
c'est Le Média. Je sais que c'est un média de gauche,
vous êtes pas forcément de
gauche, j'entends, mais allez-
Moi, je suis apolitique.
Ok pas de souci. Mais a-allez voir, al-allez voir dans ce cas-là ce
média-là qui a donné une source, c'est une source d'une ONG qui dit en
effet qu'il n'y a que seulement dix pour cent, dix pour cent des violences
policières qui aujourd'hui sont traitées par l'IGPN.
Et l'IGPN n'a tellement plus de moyens qu'aujourd'hui-
C'est un magistrat qui est à la tête de l'IGPN
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