Macron's Address on Fuel Prices and Protests
Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
Ça, c'est Emmanuel Macron. Ce soir, vingt heures.
Et ceux qui ont fait exploser ton plein, ils remboursent quand ?
Huit minutes quarante d'allocution. Des promesses, tout le monde en fait.
Alors, on a tout réécouté mot par mot et on a
vérifié.
D'abord, pourquoi ton plein coûte si cher ?
Écoute sa réponse.
Sur le prix des carburants qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le
golfe Persique.
La guerre donc. Sauf que la Banque de France a fait le
calcul : près de soixante
pour cent de la hausse depuis février vient des marges de raffinage, pas du
pétrole, des marges. Autrement dit, quelqu'un encaisse sur chaque litre.
Ce mot-là, marge, il ne l'a pas prononcé une seule fois.
Alors, il fait quoi pour ton plein ?
Demain matin, il part dans les pays du Golfe et le
gouvernement promet jusqu'à
dix-huit centimes de moins au premier novembre. Sur un plein, neuf euros.
Ton plein a pris trente-et-un euros depuis février. Et les lycéens ?
Je comprends nos lycéens, dit-il.
Il serait au cœur de son engagement depuis plus de dix ans.
Sa réponse : une plateforme en ligne et une réunion
dans les prochains jours.
Des profs en plus ? Rien. Parcoursup ? Pas un mot. Et les blessés ?
Pour les forces de l'ordre, le soutien de la nation,
elles ont fait de leur mieux.
Pour le lycéen de dix-sept ans qui a perdu sa main à Saint-Étienne, rien.
Violences policières ? Zéro fois. Et ta prochaine manif ?
Là, il a été très précis. Les préfets pourront interdire certains
rassemblements.
Et écoute ce qu'il pense de ceux qui t'appellent à manifester.
Tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de
manifester, de créer le désordre n'ont qu'un but :
abîmer la République.
Manifester, rangé entre la rue et le désordre.
Hier, vous étiez entre cinq cent cinquante mille
et huit cent mille.
Moins de deux mille interpellations. Même pas un sur deux cent cinquante.
Le reste, c'est un droit garanti par la
Constitution, pas une attaque contre la
République. Et pourquoi attendre ? Parce que, dit-il,
l'élection est dans six mois.
Petit détail, lui ne peut pas se représenter.
Autrement dit, il te demande six mois de patience pour un
problème que ce ne sera
plus à lui de régler. Je vais te dire ce que j'en pense.
Ce soir, le président a trouvé les mots pour les
vitrines, les mairies, les
policiers. Il n'a pas trouvé marge, ni Parcoursup, ni main arrachée.
Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
D'accord, mais ceux qui encaissent sur ton plein,
eux, personne ne leur présente la
facture. Alors, si tu veux que ça change, écris à ton député.
Son adresse est sur le site de l'Assemblée nationale et dis-lui ce que ton plein te
coûte. Et envoie ça à quelqu'un qui a regardé
l'allocution ce soir.
Ceux qui ont détruit doivent payer. Et ceux qui encaissent ?
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