Analysis of Minsk Agreement and Ukraine Conflict
On l'a un peu oublié, mais la France et l'Allemagne étaient les
garants d'un accord absolument décisif qui s'appelle l'accord de Minsk.
Il y a eu une deuxième version, on va dire Minsk deux qui date de 2015.
Et ces deux pays européens auraient pu en fait empêcher cette
catastrophe qui est la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
En réalité, ces deux pays étaient les garants de cet
accord.
Alors qu'est-ce que prévoyait cet accord ?
En fait, pour essayer d'être très simple, il y avait un échange, comme souvent dans
les accords, il y a un deal, il y a ça contre ça.
L'idée, c'était qu'il y ait
échange de cessez-le-feu dans la partie, vous savez, de la, du Donbass, ces
républiques indépendantistes, cessez-le-feu des autorités ukrainiennes,
cessez-le-feu ces indépendantistes et en échange
l'Ukraine s'engageait à organiser des élections sur place et à garantir
le droit des russophones. Et la France et l'Allemagne avaient mis
leur signature.
Ils étaient garants de faire en sorte que la Russie applique l'accord et que
l'Ukraine applique l'accord. Or là, coup de théâtre absolument
stupéfiant. C'est vraiment un coup de pistolet dans
une salle de concert.
Madame Merkel, tranquillou bilou, le sept décembre deux mille vingt-deux,
elle dit Ah bah, écoutez, les accords de Minsk,
il n'a jamais été question de les
appliquer. C'était uniquement un moyen pour l'Ukraine
de gagner du temps
pour s'armer. Je ne sais pas si les gens réalisent
exactement le
caractère absolument stupéfiant de cette révélation confirmée par monsieur
Hollande dans la foulée.
Bon, très bien. Et maintenant, pour boucler la boucle et pour
comprendre ce qui s'est passé à Paris lorsque monsieur Scholz, c'est-à-dire
héritier de madame Merkel, signataire de pour l'Allemagne, et
monsieur Macron qui était là au moment des accords, mais aussi monsieur
Zelensky et monsieur Poutine qui lui n'était pas là.
Monsieur Zelensky, il a été élu, lui, en décembre deux mille dix-neuf,
président de
l'Ukraine sur un programme qui était lutter contre la corruption d'un côté,
mais
appliquer les accords de Minsk. Voilà.
Donc, je pense que ça avait beaucoup de sens
qu'il passe par Paris.
End of transcript · 364 words