European Parliament Votes on Democracy Shield
Mardi quinze septembre, le Parlement européen a voté à Strasbourg
le
rapport de la Commission spéciale sur le bouclier européen de la
démocratie, EUDS.
L'objectif, en clair, c'est de financer la machine de propagande
de Bruxelles avec
près de neuf milliards d'euros sur deux mille vingt-huit, deux mille
trente-quatre. C'est ce qu'ils appellent le programme
Agora et à terme ce qui
ressemble à un ministère de la Vérité et qu'ils appellent le Centre
européen pour la résilience démocratique et qui d'ailleurs, a commencé à
fonctionner avant le vote du Parlement européen.
Alors, on se souvient que le vingt-quatre
février, le ministre Jean-Noël Barrot
avait annoncé qu'il voulait mettre au pas les réseaux sociaux et on se
souvient aussi de la labellisation demandée par Emmanuel Macron.
Leur stratégie passe par le haut et par le bas.
On a vu la pression énorme mise sur X ou Meta, mais la nouvelle
cible, ce sont les influenceurs qui pèsent sur
l'opinion et
échappent à la détection. Le rapport dit
mot pour mot que les influenceurs peuvent façonner l'opinion
sans être soumis à des normes de responsabilité comparables à
celles des médias. Alors, le texte demande
d'examiner ce qui contre
la désinformation et ce, pardon, ceux qui sont contre la désinformation
et ceux qui y contribuent sciemment ou non.
Le rapport réclame des règles sur leur rémunération ou sur la zone
grise entre promotion commerciale et message politique.
La Commission veut rendre opérationnelle en deux mille vingt-six une
plateforme regroupant ce qu'ils appellent société civile avec les
ONG et les fact-checkers. Mais la Commission va plus
loin. Elle commence à faire venir des
influenceurs à
Bruxelles et elle leur offre des cadeaux.
Mercredi, le grand discours annuel d'Ursula von der
Leyen a
été présenté par un influenceur payé par la Commission.
Et sa sélection pose question. Yasser M.
est un créateur de contenu tunisien basé à Bruxelles.
Il a une chaîne YouTube en arabe de cent cinquante mille abonnés.
La description est en arabe tunisien.
Il dit parler de ce qui va, ne va pas en Tunisie et de tout ce qui
concerne leur
société. Sur son profil LinkedIn, il se présente comme
spécialiste des relations avec les créateurs,
prestataire externe de la Commission.
Il a annoncé lui-même sur LinkedIn qu'il a rejoint la DG
Communication et l'équipe qui travaille sur l'engagement des influenceurs.
Il annonce avoir organisé des réunions secrètes avec des ONG et des influenceurs
pour un Internet, pardon, plus sain.
Sur son Instagram, il publie une vidéo avec la photo de Bart
De Wever,
premier ministre belge de droite en exercice, avec les mots : « Je suis
terrifié. » La Commission finance-t-elle ce genre de
critiques
contre des chefs de gouvernement par des étrangers ?
N'est-ce pas de l'ingérence étrangère ?
Cet individu se filme en train de répondre à la question : « Parlez-vous aussi
français ? » Réponse en anglais. « Malheureusement, oui.
En tant que Nord-Africain, je refuse de le parler, sauf si je suis
obligé. » Si vous trouvez cela drôle, c'est avec votre argent
qu'on paye ce genre d'individu chargé de présenter le discours
solennel de von der Leyen avec les porte-parole de la Commission et du
Parlement. On n'a trouvé aucun, aucun parlementaire, aucun
citoyen, aucun journaliste ou influenceur européen
pour le faire à sa
place. Et Ursula nous parle de préférence
européenne et de démocratie.
Je ne parle même pas de ses photos de burkini avec le sourire,
ni son statut de jeune leader arabe décerné par les Émirats arabes
unis. Moi, je suis comme lui, je n'arrive pas à expliquer à ma mère
comment
il a été recruté. D'ailleurs, il appelle ouvertement les dirigeants
d'entreprises en Belgique à recruter des jeunes diplômés non
européens plutôt que nos jeunes. Il a dit aussi
: « Il faut en faire la norme » alors que
nous avons de nombreux jeunes nés
ici qui peinent à trouver leur premier emploi.
Le treize mai, j'avais déposé une question écrite à la
Commission.
J'ai demandé tout simplement comment ces influenceurs sont recrutés,
qui les sélectionne, selon quels critères et quel
budget a été consacré en deux mille vingt-cinq à ce travail d'influence sur
les
réseaux.
Voyages, stages, cadeaux. Ursula von der Leyen a
répondu le vingt-neuf juillet. Elle écrit :
« Dans certains cas, les créateurs de contenus participent
également à des
campagnes de communication intégrées.
» Et elle ajoute : « Les partenariats rémunérés sont
explicitement
désignés comme tels afin de garantir la transparence.
» Donc oui, certains sont payés. La Commission
le reconnaît noir sur blanc, mais elle ne donne toujours pas le
montant.
Si on les paye, seront-ils vraiment neutres ? Monsieur M.
n'est pas un fonctionnaire, c'est un prestataire,
mais il travaille désormais
dans l'équipe de communication de la Commission. Combien est-il rémunéré ?
A-t-il une adresse email et un bureau à la Commission ?
Que sait-on des réunions auxquelles il participe à Bruxelles ?
La Commission n'a pas bué, pas publié, pardon, tous ces éléments.
Et Nathalie Loiseau préside cette commission EUDS et elle nous parle tous
les
jours des ingérences extérieures.
Et elle a dit : « Quand un influenceur s'exprime sur une
plateforme, on ne sait
pas comment il fabrique son contenu.
» Rappelez-vous, elle a aussi dénoncé en Roumanie des
agents qui payaient
des influenceurs de moyenne gamme, qui parlaient de sport, de bien-être,
de santé.
Alors, approuve-t-elle qu'un créateur spécialisé
dans le public
pu-tunisien gère, côté Commission, la relation avec les influenceurs qui
commentent
le discours de la présidente ? J'imagine qu'Ursula von der Leyen
n'annoncera rien sur la Tunisie. Sinon, comment on fait ?
Les Français ont le droit de savoir qui parle à leur place sur les écrans.
Je vais donc demander à la Commission de s'expliquer.
Si vous aussi, vous trouvez que cette situation est
invraisemblable, je vous
invite à partager cette information autour de vous, car vous la
trouverez nulle part ailleurs. Je vous remercie.
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