Al-Haram : le village palestinien effacé pendant la Nakba de 1948
Avez-vous déjà entendu le terme Nakba ?
Laissez-moi vous montrer à quoi cela ressemble d’ici, depuis la Palestine occupée.
Là où je me tiens en ce moment n’est pas une terre neutre.
Cette ville n’a pas grandi naturellement.
Je me tiens dans un endroit qui avait un nom bien avant la création d’Israël, Al-Haram, aussi
connu sous le nom de Sayyidna Ali.
Un village palestinien qui surplombait autrefois la Méditerranée juste au nord de Jaffa occupée.
Ce n’était pas une terre vide.
Elle était vivante.
Des familles palestiniennes vivaient ici.
Elles cultivaient des agrumes, des bananes et des olives.
Elles pêchaient dans ces eaux.
Les gens venaient aussi visiter le sanctuaire de Sayyidna Ali, construit en 1081.
Il y a près de mille ans.
Puis en avril 1948, pendant la campagne sioniste pour s’emparer de la terre palestinienne, ce village,
Al-Haram, a été vidé.
Il n’a pas été abandonné, il a été vidé.
C’était un nettoyage ethnique, organisé, intentionnel et fondamental à la création d’Israël.
Les habitants ont été expulsés.
Le lieu a été réduit au silence.
Regardez ces tombes palestiniennes.
Ils n’ont pas disparu.
Ils ne pouvaient pas partir.
Mais aujourd’hui, à l’intérieur d’Israël, ces tombes palestiniennes sont traitées comme un simple décor à ciel ouvert.
Cette mosquée, qui s’appelle Sayyidna Ali, tient toujours debout.
Elle a survécu non pas parce qu’Israël l’a protégée.
Elle a survécu parce que la pierre est plus difficile à effacer que les gens.
Quand Israël a été créé, le village d’Al-Haram a été effacé de la carte.
Son nom a été brûlé et sa terre absorbée dans ce qu’Israël présente désormais comme faisant partie de Herzliya.
Même terre, nouvelle identité.
Donc si vous n’avez jamais entendu parler d’Al-Haram, ce n’était pas un accident.
L’effacement fait partie du projet colonial israélien.
Mais les lieux se souviennent, même quand les États mentent.
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Original transcript (English)
Have you ever heard the term Nakba? Let me show you what it looks like from here, occupied Palestine. What I'm standing on right now is not a neutral land. This city did not grow naturally. I'm standing in a place that had a name long before Israel was created, Al-Haram, also
known as Sayyidna Ali. A Palestinian village that once overlooked the Mediterranean just north of occupied Jaffa. This wasn't empty land. It was alive. Palestinian families lived here.
They farmed citrus, bananas, and olives. They fished these waters. People also came to visit the shrine of Sayyidna Ali, built in 1081. Nearly a thousand years ago. And then in April 1948, during the Zionist campaign to seize Palestinian land, this village,
Al-Haram, was emptied. Not abandoned, emptied. This was ethnic cleansing, organized, intentional, and foundational to the creation of Israel. The people were expelled. The place was silenced.
Look down at these Palestinian graves. They didn't disappear. They couldn't leave. But today inside Israel, these Palestinian graves are treated as open scenery. This mosque, which called Sayyidna Ali, still stands.
It survived not because Israel protected it. It survived because stone is harder to erase than people. When Israel was established, Al-Haram village was erased from the map. Its name burned and its land absorbed into what Israel now markets as part of Herzliya. Same land, new identity.
So if you've never heard of Al-Haram, it wasn't an accident. Erasure is part of the Israeli colonial plan. But places remember even when states lie.