Discussion on Frexit and Brexit implications
C'est quoi vos cent jours ? C'est quoi les quatre,
cinq grandes mesures dans
les cent jours pour vous ?
Alors la première chose-
J'imagine référendum sur le Frexit.
Je vais pas faire un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord
pour
que je mette en œuvre le programme pour lequel ils m'auraient, ils m'auraient élu
quinze jours avant.
C'est logique. Je suis d'accord. Donc vous le mettez dans le programme,
ils vous
élisent-
Donc la première chose que je fais, je décroche mon téléphone, de façon
métaphorique et je propose, je convoque un sommet des
chefs d'État et de gouvernement à Paris ou à Versailles ou Dieu
sait où, à Bruxelles, je suis d'accord, euh pour que, et j'annoncerai
que la France, en m'élisant, a décidé de lancer la
procédure du Frexit, de mettre en œuvre l'article cinquante du
traité de l'Union
européenne et qui prévoit, qui est assez simple,
il suffit d'annoncer donc
la décision et que cette
décision, on a deux ans pour négocier.
Voilà. Et donc à partir de ce moment-là découlera
les deux ans. Vous savez qu'au bout de deux ans,
soit on est parvenu à un accord
de sortie, auquel cas, ben, c'est bien, il y a, il y a la,
la sortie, ou ça peut être avant les deux ans
d'ailleurs.
Soit on n'est pas parvenu à un accord, auquel cas il y a un
Frexit, enfin, un,
un, un, une sortie sans accord.
Ou bien alors, on proroge avec l'accord de tous, on
proroge les négociations. Je rappelle que c'est exactement ce qui
s'est passé pour
le Brexit. C'est-à-dire que les deux ans ont été
lancés par, je pense, ça devait être par Theresa
May, il me semble. Euh, mais elle faisait, elle défaisait, elle
était comme Pénélope dans l'Odyssée, c'est-à-dire que elle faisait, le
jour, elle faisait semblant de négocier, et la nuit,
elle, elle, elle, elle sabotait son propre travail.
Puis il ne faut pas oublier, ça, c'est un des questions fondamentales sur
le
Brexit. Les gens me disent ben, le Brexit, c'est pas bien, le bilan n'est pas,
n'est pas génial. D'abord, le, la situation macroéconomique en,
au Royaume-Uni
n'est pas extraordinaire, mais elle est quand même meilleure qu'en
France.
Il ne faut quand même pas l'oublier.
Et, et puis surtout, il faut pas oublier un point,
c'est que le Brexit n'a pas été
conduit par celui, ceux qui voulaient faire le Brexit,
mais par ceux qui ne le
voulaient pas. Voilà. Puisque je rappelle que le,
le Premier ministre au
Royaume-Uni, c'est celui qui a le plus de députés à la
Chambre des communes.
Et puis les problèmes de la France et de la Grande-Bretagne ne
sont pas liés qu'à Bruxelles, mais à la désindustrialisation des années
soixante.
Voilà, il y a toute, voilà, il y a toute une série d'autres, d'autres,
d'autres-
Qu'on va payer longtemps euh.
Mais c'est un peu quand même comme si normalement celui qui aurait dû faire le
Brexit, c'était Nigel Farage. C'est un peu comme si Macron décidait
de faire un référendum sur le Frexit, il est prêt à tout,
de faire un référendum sur le Frexit.
Imaginons que le référendum soit gagné, que ce soit Macron et le corps nu qui
fassent le Frexit. Bon ben, c'est exactement ce qui s'est passé au
Royaume-Uni.
End of transcript · 561 words